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Irene.

Bon, ben… rien à signaler. Du vent, de la pluie, conséquemment, mais c’est tout. Pour nous, sur la colline. Parce qu’en bas, c’est l’inondation générale. J’ai pas d’image, hein, je ne suis pas allée prendre de photos. Par contre j’en ai de mon quartier…

Avant:

Les jolies maisons, avec leurs beaux arbres, pour lesquels je craignais le pire

Mon supermarché, qui s’est barricadé

Et après, les « dégats »…

Le métro est fermé, on ne sait pas pour encore combien de temps, mais probablement pour un bon bout, vu les inondations…

Et puis, bon, les… quelques branches et tonnes de feuilles.

Et tant qu’à faire, la ballade de constatation s’est finie sur un bouquet

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Street art, Coney Island.

C’est joli, non? Très poétique… C’est un collectif d’artistes qui a fait ça. C’est sur le mur en face de la gare de Coney Island. C’est ce qui nous accueille quand on arrive. Alors, on se dit « Roh, joli! Rho, comme ça va être bien Coney Island… »

 

 

Et puis, finalement on se dit qu’on aurait pu s’arrêter là. Franchement, y’a plus rien à voir, à Coney Island. C’est triste.

 

 

 

 


It’s the Merovingian’s fault.

Bon, mais alors qu’est-ce qui se passe??? Que se passe-t’il à NYC qui m’empêche de tenir ma tribune, hein? Du vert pendant des plombes, (et on en est qu’à un jour et demi de reportage sur les trois jours de voyage, hein… et je tiens à finir…) et puis plus rien sur la City, c’est quoi le problème?!

Bon, d’abord, j’étudie, moi, figurez-vous. Et beaucoup en ce moment. J’ai des oraux toutes les semaines à préparer. Alors, oui, j’adore les oraux, mais en anglais… Je ne peux pas y aller les mains dans les poches. Donc en général, quand je rentre le soir (les soirs où je ne sors pas s’entend. On est à NYC, quand même hein, en général on ne rentre pas chez soi à la fin de la journée, on sort); les soirs à la maison donc, je les passe à bosser. Ou à cuisiner. Ou à parler avec mes colloc. Donc, pas à blogger, (oui, je sais, c’est moche, c’est très égoîste). D’ailleurs, là, tout de suite, je ne devrais pas être en train d’écrire, mais plutôt à réviser parce que demain j’ai un exam. Et j’ai passé ma soirée à discuter avec mon trompettiste de colloc (qui déménage bientôt, sad news, c’était le plus clean des deux…) et me voila rendue à une heure du mat’, et au lieu de dormir ou de réviser, je me retrouve ici. C’est que j’ai mauvaise conscience quand même de vous avoir abandonné depuis si longtemps.

Deuxièmement, les amis, deuxièmement, je passe un peu de mon temps libre à patauger dans les piscines privées. Enfin, reformulons, dans La piscine privée d’une de mes connaissances, qui vit dans un très beau building, assez beau pour avoir (un doorman qui vous tient la porte et ) tout un étage partagé entre un patio terrasse, un salon de réception, (littéralement, hein, un salon, avec de bons gros fauteuils moelleux pour recevoir ses invités, au milieu des orchidées) et une piscine. Avec un jaccouzzi, la piscine. Et à l’heure où j’y vais, figurez vous, il n’y a personne. Autrement dit, je m’y crois vraiment, voyez, à nager avec vue sur Manhattan, seule, dans ma piscine. (Ah, et sinon, je cours dans le parc aussi, mais là, bizarrement, y’a toujours du monde).

Et puis surtout, les amis, surtout, c’est la faute à Lambert. C’est à lui qu’il faut vous plaindre. Depuis qu’il m’a attendue dans la rue pour me présenter à Sig, j’ai d’autres chats à fouetter, voyez-vous. Lambert Wilson je veux dire. Et Sigourney Weaver. Ouai, rien que ça. Vous avez du mal à me croire? M’étonne pas, bande de Français… Ici, tous les gens à qui j’en ai parlé m’ont crue. Ils m’ont regardée trépigner d’excitation en le leur racontant, et ont tous conclu par un « Yeah » légèrement condescendant, rattrapé d’un « that’s awesome! You’re experiencing NY. That sort of thing happen in NY.. ». ( traduction pour ma mamie (ouai, ma mamie lit mon blog, surfe sur internet, m’envoie des emails et des sms (I’m proud of her, so much!!!) mais ne s’est pas encore mise à l’anglais.. )(C’est ta prochaine étape, Mamie?) traduction donc: « C’est génial! T’es en train de faire tes expériences New yorkaises. Ce genre de chose arrive à NY »…). Ah, ouai, comme si ça n’ arrivait pas à Paris.. J’ai quand même discuté chaussettes Damart avec Dominique Blanc. Bon d’accord, la conversation a tourné très court. (J’étais figurante, en plein février, à deux heures du mat’ dans les rues de Paris)(A ce moment là, ça m’a paru un sujet tout-à-fait approprié). Bref.

J’ai rencontré Lambert wilson, oui Madame. D’accord, il ne m’attendait pas vraiment. D’accord, il ne m’attendait pas vraiment pour me présenter à Sig. Mais quand même. Je vous raconte?

Ce jour là, HBO, une chaîne de télé américaine, avait envoyé toutes ses équipes de tournages dans les rues de NY. Toutes. Littéralement. Tous les trois blocs, on traversait un tournage de serie. Mais même pour un tournage de série télé, y’a du matos, je vous assure. Des camions partout, des équipes, des cables, des caméras, des figurants, bref, un vrai terrain de jeu pour moi. Et puis, sur les marches de sa caravane, Lambert attendait sagement, en costume cravate, que l’heure tourne. Je lui suis passée devant en lui souriant, et en lui disant bonjour. Ah tiens, je vais vous refaire le dialogue:

Lambert, dans la rue.

Moi: Hi, dis-je en souriant.

Lambert: … (me regarde surpris)

Moi: I’m French, that’s why. (Comprenez, c’est pour ça que je vous reconnais.)

Moi, de continuer sur ma lancée: And yesterday, j’ai revu Matrix, et je vous ai trouvé toujours aussi génial.

Oui, alors là, bon, j’avoue, hein, Matrix… C’esst sûrement pas le premier film qui vous vient à l’esprit quand on mentionne Lambert Wilson, mais à ma décharge, c’est absolument vrai. J’avais vraiment regardé Matrix Revolution le jour d’avant. (Et j’adore cette trilogie). Mais j’aurais peut-être pu trouver mieux, quoi… il vient juste d’être nominé aux Césars pour des hommes et des dieux, par exemple. Ahum.

Lambert, fairplay: Ah bon, merci.

Et puis voilà. Je suis partie.

J’ai marché deux blocs. Et puis j’ai planté là mon copain, et je suis revenue sur mes pas. Parce que c’est pas tous les jours qu’on a la chance de croiser Lambert Wilson. Et qu’il faut quand même savoir en profiter… Même si j’ai horreur de ça, m’imposer aux gens. Donc, un peu rouge, et légèrement surexcitée, (j’ai été surexcitée pendant un bon moment, je peux vous assurer. S’il n’y a pas de points d’exclamation qui truffent mon texte, c’est que j’ai eu le temps de digérer…) je lui dis:

Moi: Bon, il y a deux solutions. Soit vous vous concentrez, et dans ce cas je vous ennuie. Soit vous vous ennuyez, et vous acceptez de discuter avec une inconnue pour tuer le temps.

Alors, sachez, si ça vous arrive, qu’un acteur ne s’ennuie jamais. Il regarde les gens dans la rue et s’en délecte. Je le savais, mais ce fut tout de même ma première leçon. Mais malgrè tout, Lambert Wilson m’a accueuillie dans sa bulle et on a papoté pendant plus d’une heure ou même peut être deux, je ne me suis pas rendue compte du temps passé. De New York, de théâtre et de cinéma, de l’air très sec, de mes envies, de ses états d’âmes sur le métier, des américains, de Paris, de sa scène avec Sigourney Weaver… Là, voyez, j’ai quand même eu du mal à ne pas m’étouffer. J’avais en face de moi un acteur français plus qu’accompli, qui me raconte que son job du moment c’est de donner la réplique à Sigourney Weaver. Alors Lambert Wilson, déjà, tu penses pas que tu vas un jour lui parler, mais Sig, le truc, c’est que même pas tu penses qu’elle existe pour de vrai. Et quand Lambert fait des pieds et des mains pour te placer sur le set,(mais que c’est pas possible*) et que finalement tu te retrouves dans les coulisses, à côté de Sigourney Weaver, tu te dis que t’as un ange gardien vachement efficace. Ou beaucoup de chance. Ouai, bon, y’en a qui tournent avec Sigourney Weaver et Lambert Wilson, à l’heure actuelle. Je les ai vu, hein, ces actrices. Elles aussi ont vraiment particulièrement de la chance. Ou toute une tribu d’anges, je ne sais pas.M’enfin, j’ai goûté mon plaisir… Et je me suis dévissée le cou: elle est immense Sigourney, c’est une géante. Dans tous les sens du terme. Lambert m’a dit qu’elle était très sympa. J’ai aussi trouvé qu’elle avait l’air très sympa. Et Lambert Wilson est aussi très sympa. Tout le monde est super sympa dans le monde merveilleux du faux vrai. Comment voulez-vous arriver à vous détacher de ce monde là quand vous y avez mis un pied?

J’ai été raisonnable, quand même. Quand ils ont commencé à tourner, j’ai quitté le plateau, même si j’avais le droit de rester regarder tout le monde travailler en coulisse, l’envers du décors. Mais vous savez quoi? C’était la meilleure part que j’ai eu, la promesse du début.

Je suis sortie dans la rue, un sourire de démente plaqué sur le visage, des gloussements de plaisir difficiles à contrôler, pris le métro avec encore un peu de moi sur le plateau, et le reste de ma conscience qui s’interrogeait, t’as vraiment vécu ce que t’as vécu? et je suis allée exploser chez mes potes.

Voilà. C’était il y a quinze jours. Quinze jours que je dois écrire cet article.  Quinze jours de maturation. Parce qu’évidemment, il me fallait bien écrire ce post quand même. C’est Monsieur Lambert Wilson, les gars, quoi, le classicisme français. Pas que je veuille être fayotte, mais juste, jetez un oeil à ça. Voilà. Ça calme un peu, non? Alors, bon, pas étonnant après, qu’on veuille faire du bon boulot. Surtout qu’il risque de le lire, avec un peu de chance, et même de me dire ce qu’il en pense (oui, ça, c’est un appel du pied, Monsieur Wilson, si vous passez par là…).

* Je n’ai pas pu rester parce que c’était une scène d’enterrement, dans une église pleine à craquer de figurants bien habillés, et qu’il n’y avait aucun angle mort disponible pour me caser, moi et mon jean, mon t-shirt et mes tennis. C’est toujours ces jours là où on est terriblement bien habillé, n’est ce pas… Heureusement, j’avais quand même les cheveux propres. (non, je n’ai pas les cheveux sales d’habitude, c’est juste un effet de style.)

Ps: évidemment, ce soir là, je n’avais pas mon appareil photo non plus. Evidemment aussi que mon iphone était en train de mourir… Evidemment, c’est ce jour là que Lambert Wilson me dit qu’il aurait été très honoré si je l’avais pris en photo pour mon blog. Je n’ai pas de preuve de ce que j’avance, il va falloir me croire sur parole, (et vous revoir, Monsieur Wilson, pour rattraper la chose!), mis à part ces pauvres photos prises à la va vite avec les dernières forces de mon Iphone, pour vous montrer à quoi ça ressemble, une rue investie par un tournage, à NYC:


Steam.

Encore, encore du noir et blanc, pour vous prouver que beaucoup de clichés qu’on a sur NYC sont vrais: il y a vraiment de la vapeur qui sort des bouches d’égouts. Et c’est joli… J’aurais pu passer ma soirée à photographier ce croisement. J’ai pris beaucoup, beaucoup de clichés,( souvent ratés, je suis sympa, je vous les épargne). Lequel préférez-vous de cette série-ci?


Night.


J’adore les photos en noir et blanc la nuit. C’est si romantique… Et si facile! J’aime particulièrement cette série prise sur un roof-top bar au Peninsula Hotel (très très luxe) (oui, j’aime bien traîner dans le luxe, de temps en temps) (et puis c’était la journée luxe, j’étais invitée à un évènement à $2500 l’entrée)(oui oui oui)(on en reparle). Il ne fait pas encore assez chaud pour profiter de la terrasse, mais le bar est tout vitré et on peut tranquillement, vautrée dans le canapé moelleux (élégamment vautrée s’entend) (alanguie, j’aurais du dire), déguster son cocktail aux lychees, faire des sourires à Sam, le serveur et obtenir une coupe de fraises gratos ET profiter de cette superbe vue sur Manhattan. Malheureusement, c’est ce soir-là que mon appareil photo avait décidé de faire un caprice et de se déclarer HS; donc finalement, j’ai assez peu de photos. Mais allez voir à quoi ressemble la terrasse aux beaux jours, et vous comprendrez pourquoi je planifie d’y revenir… Outre Sam le serveur, bien évidemment.

Ces petits plumeaux de lumières sur l’immeuble, ce sont des arbres! J’avais pris ces photos suivantes uns des premiers jours de promenade à NY, j’avais trouvé ça génial, et très philosophique. Les voilà enfin: (et peut être on aura les même avec les arbres plein de feuilles un jour…)


Brooklyn sunday, Brooklyn Heights.

Brooklyn Heights est le plus ancien quartier de Brooklyn, bâti au même moment que la pointe de Manhattan, dans les débuts de la ville de NY. C’est la partie juste en face du bout de l’île, et donc des ports d’arrivées. C’est donc un quartier très riche aujourd’hui, réputé, où l’on trouve les maisons de pas mal d’écrivains.On y trouve des maisons au federal design, cette forme particulière de toit qui se termine en carré (la maison jaune). Ce quartier a une vue exceptionnelle sur Manhattan. Il surplombe la rivière, dont les bords vont être réaménagés en promenade dans les prochains mois, ce qui va encore ajouter à son potentiel. Et on y trouve encore l’éclairage au gaz!!! New York est so vintage!

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New York Transit Museum.

Allez, subway, quand tu nous tiens… Soyons masochiste, allons reluquer la bête d’un peu plus près… Il y a des musées pour tout et n’importe quoi à New york, et il y a donc un musée des transports. On y apprend comment le métro a été construit, et ça vaut le coup rien que pour ça: il y a des photos qui montrent les énormes tranchées qui ont saignées la ville au 19ème, à tel point qu’il fallait étayer les façades des immeubles environnants pour ne pas qu’elles tombent dans la rue. Ça été un fameux chantier, dans ces rues surpeuplées, encombrées de voitures cochères, d’étals, de messieurs en chapeaux, et dames en robes blanches.

Et puis l’autre partie chouette, c’est les anciens wagons dans lesquels on peut monter. D’ailleurs, j’ai oublié de vous dire: le musée est une ancienne station. On y accède par une entrée de métro réglementaire, dans la rue, et on y descend jusque sur le quai, où sont parquées ces anciennes rames. Elles sont restées telles quelles, avec les publicités de l’époque, les cartes et parfois même les ampoules. C’est marrant de voir comme le design des voitures correspond absolument à son époque. Mes préférées sont celles d’après-guerre, avec leur classicisme rigoureux.

C’est aussi dans ce musée donc, que j’ai fait la connaissance de cet homme charmant, aux décisions controversées qu’est Robert Moses. Oh, pour vous dire combien nous l’aimons, vous et moi, ce gentleman, gardons à l’esprit qu’il était partisan du tout automobile contre les transports en commun, qu’il voulait détruire une partie de Central Park pour en faire un parking, et qu’il fit construire un pont pour Long Island, et y interdit l’accès aux bus mais pas aux voitures. Pourquoi? Parce que dans les bus on pouvait trouver des personnes noires. (Il a aussi fait beaucoup pour la ville, en créant des grands axes, mais bizarrement, ça ne me fait pas l’aimer plus…). Et tout ça sans être jamais élu, mais juste grâce au pouvoir que donne l’argent dans cette nation… Pom pom pom…

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