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mOving to Times Square

 

Voilà une semaine que j’ai quitté New Jersey pour la City et je ne vous ai toujours pas présenté mon nouveau chez moi. J’habite avec Stefanie, ou plutôt, on va dire j’habite chez Stefanie, puisque c’est un studio… On habite sur la 53ème rue, entre la 8ème et la 9ème Avenue, à trois blocs de Times Square, à six de Central Park (où je n’ai pas remis les pieds depuis les premières neiges, what a shame! Moi qui ai toujours l’espoir d’avoir le courage d’aller jogger tous les matins, comme la parfaite New Yorkaise!), à une rue de Broadway et tout ses théâtres, à trois blocks du MoMa… Bref, on est super bien placées!

Stefanie est originaire de Los Angeles, California. Elle habite à New York depuis trois ans. Il faut que je vous raconte comment on s’est rencontrées, c’est marrant. Petit fash back encore, puisque je ne vous ai pas raconté comment j’ai passé Noël ici! En arrivant un 22 décembre, je me suis dit que j’allais bien trouver quelque chose à faire pour Noël, ou pas d’ailleurs, et puis le matin du 24 j’ai tapé, comme tout ceux que j’allai renconter: alone at Christams in New York (ne pleurez pas pour moi…). Et je suis tombée sur le forum d’un site de voyageurs avec une fille qui avait lancé cette discussion: je vais être seule à Noël en vacances à New York, est-ce qu’il y en a d’autres, est-ce que vous voulez faire un truc?

Le soir même on était douze Christmas orphans, et on s’est retrouvés pour dîner thaî, puis prendre un verre, puis danser dans un club. L’ambiance entre nous était super. Juste un creepy french… (grincheux, affreux! c’est comme ça que nous définissent les amerlocs! Et… je trouve qu’ils n’ont pas tort. J’ai (malheureusement) dû dîner à côté du frenchy, évidemment, et je l’ai vite classé « pénible, next!« . Qui râlait parce qu’il faisait froid? Qui râlait parce qu’on a attendu? Qui râlait tout court? A perfect creepy French guy!!

Il y avait aussi deux australiennes que j’ai riiiiien compris à ce qu’elles me disaient…! Mais rien! Je me suis vraiment sentie stupide, mais cet accent c’est l’horreur. Une sud africaine indienne (cherchez pas… mixité bonjour!), deux Californiens ( dont Stefanie, ma nouvelle coloc’), Melinda une portuguaise (qui malheureusement est déjà repartie), un marine qui sauve la planète (I mean, I can influence people’s life, you know? I save people…I mean, I’m not God, but, you know, I have the same job… en substance…), un brésilien de retour du Canada pour sa thèse en psychiatrie, et trois autres esseulés avec qui j’ai moins discuté. Personne ne se connaissait, on avait tous dans les 25/30 ans, seuls ici pour diverses raisons (du petit ami qu’on vire la veille de partir rencontrer ses parents au job qui te fait travailler jusqu’au 24…). La mayonnaise a pris très vite, on s’étonnait tous d’avoir franchi le cap (Oh my God, I’m with completly srtangers at Christmas Eve in NYC! Crazy!!) en se racontant comment on était tous sur l’expectative avant de venir (y va, y va pas, et si ce sont des assholes (je ne préfère pas traduire… c’est marrant, j’ai moins de mal à l’assumer en anglais), des murderer (meurtriers), et s’ils me mangent tout crû??…). Bref, c’était super, on s’est quitté dans des I love you guys! très américain dégoulinant et promis de se revoir très vite… Ce qui fût fait, et qui marqua le début d’une longue et belle et profonde amitié entre une frenchie et une californienne qui se partagent aujourd’hui le loyer exorbitant d’un studio à Manhattan… Pour l’instant, on ne s’est pas encore étripées.

L’appart avec son mur de brique rouge règlementaire (j’adore, vous l’aurez deviné!). se trouve dans un petit immeuble de quatre étages, pas très vieux mais assez pour que le parquet et les escaliers penchent vers le centre de l’immeuble… A chaque fois que je les descends ces escaliers, je les implore de tenir encore un peu… Je suis assez surprise par ça à New York, les habitations ne sont pas aussi bien faites que chez nous. Eux qui passent leur temps à construire des tours se contentent de murs en placo, d’isolations approximatives (ils s’en fichent, ils ont des clim partout), et de maison en bois. Tout New jersey est en bois et en brique. Mais pas en bois comme des chalets, juste en bois, à l’ancienne, comme dans les westerns! Avec des lames de plastique pour (genre) isoler un minimum. Et ça vieillit mal tout ça. Mais, je me demande s’ils ne le font pas exprès pour pouvoir démolir et reconstruire. J’ai l’impression qu’ils adooorent jouer aux Legos avec leur ville. A la limite, ils gardent les façades des jolis anciens immeubles, et refont tout à l’intérieur. New York est vraiment cosmopolite en matière de façade. On peut avoir sous le  nez le plus ancien bulding de New York, avec clocheton doré, ou dentelles  et guirlande de pierre, à coté un gratte-ciel rutilant, acier et verre,  derrière une grosse église  banche nouvel empire, et aux pieds deux ou trois petits immeubles avec escalier à rampe en fer forgé abritant des bouis-bouis aux néons clignotants… C’est très déroutant. Il n’y a absolument pas d’unité, mais ça fonctionne. Comme les gens. Ils y a de tout, toutes nationalités, tous styles, toutes classes sociales, et un seul même sentiment commun: celui d’appartenir, de porter, de construire New York.  Et je ne suis pas la seule à le dire, les New Yorkais « d’origine » ou les nouveaux New Yorkais sont très fiers de ce friendship ambiant. C’est vraiment une ville où les gens sont heureux d’habiter, et ça en fait des gens sympas. J’arrête pas d’en être étonnée et ravie, qu’une aussi grande ville soit sympa. Rien à voir avec Paris, et on ne peut pas leur en vouloir de traiter les parisiens de grincheux (pour ceux qui ont le tact de modérer ce qu’ils pensent quand ils parlent à une parisienne!).

 

Park Avenue, vue sur Grand Central Station.

 

Je ne sais plus où se trouve ce petit pont vénitien… Il y en a plein d’autres.

SoHo.

 

SoHo.

SoHo.

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SoHo

Dimanche après-midi, Gina m’a emmené visiter SoHo, quartier commerçant par excellence – en même temps, je me demande s’il y a un seul quartier non commerçant à New York?

SoHo, c’est génial, évidemment. C’est rempli de petites boutiques ou de plus grandes, luxueuses pour la plupart, coquettes ou très design, comme celle de Prada, connue pour son architecture intérieure que je n’ai pas même essayé de prendre en photo, j’étais chez Prada quand même, y’a des limites… Les rues sont étroites, elles ont des noms, contrairement au nord de la ville où les rues (horizontales) et les avenues (verticales) sont numérotées. SoHo (south Houston) est un quartier qui se situe au sud de Houston Street (une longue rue horizontale qui traverse le sud de Manhattan d’une rive à l’autre ) et au nord de Houston Street se trouve NoHo (North Houston).

Plein de boutiques de fringue donc mais aussi des cafés, des restaurants (j’ai mangé vénézuélien, pour la première fois de ma vie (et c’est un régal) (on trouve de tout à New York, j’adore!) (vous avez un problème avec les parenthèses?) et pour la première fois de ma vie je dînais à 18h, (heure tout à fait normale pour les anglophones en général, qui remangent ensuite un snack avant de dormir (ce que j’ai dû faire, 18h/23h c’est long!) (et on s’étonne qu’ils soient obèses)), une boulangerie française (oui, avec des croissants!). Je n’ai pas été tester la baguette hors de prix pour savoir si oui ou non elle était aussi bonne qu’une vraie de vraie de chez nous… Forcément non, c’est des américains qui la font…. Condescendance  française, attention!

Je suis aussi passée devant un restaurant français style bistro parisien, tellement une exacte réplique qu’on aurait dit un décor de cinéma (oui, je sais, encore!). La déco était tellement française, tellement typiquement parisienne, que c’en était presque trop. Trop joli… C’est un restaurant pour lequel il faut réserver sa table deux semaines en amont. Minimum. Dans l’entrée, il y a même un téléphone mural à l’ancienne duquel on peut appeler pour réserver. So fun, isn’it?

Il y a plein de références françaises dans SoHo, et de manière générale dans tout Manhattan. Ils s’y réfèrent comme gage de qualité, se voulant en accord avec cet art de vivre à la française que tous les américains que j’ai rencontré nous envient. Paradoxalement, d’ailleurs. Mais ils sont toujours paradoxaux ces américains, je trouve! Ils nous trouvent feignants, mais adooorent que l’on passe des heures à manger. Ils sont tous très choqués par ça lorsqu’ils viennent en France (c’est un sujet qui revient sans cesse sur le tapis), comme nous, nous pouvons l’être en les voyant manger sur le pouce, n’importe quoi à n’importe quelle heure. Mais ils ont le droit de nous trouver feignants, on l’est à côté d’eux, il n’y a pas de doute: ils n’ont pour la plupart (ça dépend des entreprises, mais quand même) que  DEUX semaines de vacances par an!!! Deux!!! Voire quatre quand, vraiment, ils ont de la chance! Ils compensent par des horaires plus flexibles, ou la très commune opportunité de travailler de chez soi (ils n’ont pas forcément de bureau attitré dans leur compagnie par exemple, certains endroits de l’agence sont réservés avec des bureaux « en libre service » pour les employés de passage au boulot…). Et il n’est pas rare qu’ils travaillent 40 ou 60 heures par semaine, pour pouvoir se faire un maximum d’argent. Dans ce cas là, oui, en France, on est feignant dans certaines boites… Les 35h est un grand sujet de questionnement outre-Atlantique. Perplexité profonde: mais vous, on vous empêche de travailler !?!

Après avoir gagné tout ces sous donc, ils se précipitent dehors, faire les magasins qui ne ferment jamais, puisque de toute façon c’est pas dans leur deux pauvres semaines de vacances qu’ils vont réussir à se ruiner. Shopper et manger, les deux principales occupations newyorkaises (américaines en général? ).

Un très ancien immeuble. Tout se mélange, ancien et moderne, mais SoHo et le Village, le quartier d’à coté, ont quand même un petit air désuet qui a beaucoup de charme. Quartier d’artistes pendant longtemps, SoHo a été investi par les stars, qu’il n’est pas rare de croiser dans les rues et qui ont fait hystériquement monter les prix.

La photo n’a pas beaucoup d’intérêt, mais c’est une vue typique des petites rues de Soho. Inondées de soleil ce dimanche, mais glaciales!!

Un très poétique exemple de franglish…

Lire « I crêpe New York ». Une crêperie (française, ou approchante) à $8 la crêpe… Quand j’ai dit à Gina que je lui ferai des crêpes, elle m’a sauté dans les bras. Son porte-monnaie aussi.

Une maison en mal de nature…

Street art.