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Weather.

Ah ma bonne dame, je ne sais tellement pas de quoi vous parler en ce moment, (et pis j’ai tellement peu de temps) (j’arrête de vous ennuyer avec ça, après tout, tout le monde court après le temps) (mais c’est très français de se complaindre tout le temps. Ce matin, après ma classe, mon amie Yuka me dit,  » j’ai discuté avec Albert, le nouveau français dans la classe », là elle marque une pause, puis son jolie visage impassible de japonaise se teinte d’effarement: « il déteste tout, il n’aime pas la France, il n’aime pas Paris, il n’aime pas la classe… » elle rit, puis devient aussitôt grave et ajoute « je ne comprends pas pourquoi ». (J’adore les manières toutes japonaises de Yuka de s’exprimer). Mais tout simplement parce que c’est normal, il est français, quand il n’a rien à dire il se plaint. Puis quand il a fini de se plaindre, il regarde les résultats du foot sur son Iphone.)

Revenons à nos moutons.

Mes bonnes gens, aujourd’hui on va parler du temps. Mais qu’est ce qu’il fait chaud… Enfin, depuis quinze jours et jusqu’à ce matin. Tellement chaud que tout grille sur place, y compris moi, qui suinte comme une glace vanille et qui plaint le calvaire des aubergines dans le four. Je rentre en communion avec les aubergines ces jours-ci. 40° sur l’asphalte, 40° sur le béton, 40° dans les rues au soleil.

Jusqu’à ce matin. Ce matin, New york avait décidé que ça serait le printemps de nouveau. Alors on a eu une gentille brise rafraîchissante, puis quelques gouttes, juste pour nous rappeler que l’eau existe quelque part sur Terre. Puis, le printemps ça a suffit. Ça été l’automne, et ses lourds nuages bas. Presque a-t’on eu froid. Et puis il s’est mis à neiger. RIEN DE PLUS NORMAL. Pour un 13 juillet. Non? Oh, oui, d’accord, ça a tellement choqué tout le monde que ça été rapide, et pour se faire pardonner, après l’orage qui a suivit, on a eu droit à ça:

Ah, oui, alors, ça, ça s’appelle, une « scenic vue » in english, à prononcer « sinic » (ce que je trouve ironic’) que l’on peut avoir dans son salon, quand on habite Upper West Side, dans un penthouse, à 4000 dollars le mois. (Et où l’on est assez haut pour voir les flocons avant qu’ils ne se transforment en pluie, pour le commun des mortels, en bas.)