Archives de Tag: neige

Results.

Et voilà ce que ça a donné ce matin:

Les voitures jouent à cache-cache, les arbres fleurissent de la neige, les rues sont blanches, et un peu plus hautes que les trottoirs… Il ne neige plus, mais avec le vent  sur les façades et sur les branches  qui ont trois fois plus de neige que ce qu’elles ne peuvent supporter , de gros paquets de neige se détachent de temps en temps, parfois de la poudreuse, parfois de la glace bien dure… New York ressemble à un terrain de jeux pour soldats entraînés! Voyez qu’il me fallait bien des bottes!

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Cold days.

La neige, épisode 5, je crois? Je ne vous ai pas fait la météo depuis un moment, ici, alors j’update. Tout ça pour me faire plaindre.

Trois alarmes pour New York, on attend 8 à 15 inches pour cette nuit, (je sais pas ce que ça veut dire en centimètres, mais c’est beaucoup) (trop). Je viens de rentrer (pompette) à pieds dans cette tempête. OUI, je sais. J’ai dit pompette. Je ne suis pas bourrée, je fais partie des filles qui restent pompettes, voilà. Et OUI, je sais. Bon. C’est pas le sujet. Vous voulez un article ou pas?

Sincèrement, je préfère la neige au froid intense des jours où il fait beau. Parce que quand il fait beau c’est assez horrible tellement il fait froid. Mes joues gèlent. Littéralement. On a eu -12 ce week end, donc, quand je dis littéralement, croyez-moi, c’est littéralement. Avec la neige ça remonte à 0, donc, on est contents. Le problème, c’est le vent. Quand tu l’as de face, t’as l’impression de passer au Karcher. Ou plutôt, tu passes vraiment au Karcher. Aujourd’hui, c’était pretty intense, comme on dit ici: journée démonstration des différents états de neige New Yorkaise. On a commencé par des jolis bons gros flocons tout doux, puis on a eu  des petits flocons tout mous qui mouillent, puis de la pluie de neige, puis de la grêle de neige, et maintenant on a la tempête de neige. Et j’étais dehors toute la journée. A bien y penser, je préfère quand il fait froid et beau. Quoi, je suis versatile?

C’était très beau ce matin.

Et puis c’est devenu pas beau du tout, parce que toute la neige est tombée dans les rues pour devenir de la boue. Mais je m’en fiche. J’ai mes nouvelles bottes que j’aime d’amour. Elles s’appellent Strom, les bien nommées, viennent du Canada, et sont garanties waterproof, et isolantes jusqu’à -20°. Je ne les quitte plus. Tout le monde me les envie ici quand il s’agit de traverser les marres boueuses qui bordent les trottoirs (trop de neige pour les égouts!). « C’est des bottes comme ça que je devrais avoir » m’a lancé un gars, alors qu’il se demandait quel gué prendre pour traverser la rue pendant que  je pataugeais joyeusement dans les flaques de neiges boueuses fondues. Yep, je lui ai répondu. (pas trouvé mieux…).

Les bottes, let me introduice you everybody, everybody, mes bottes:

Et puis, j’ai des gants aussi, que j’aime d’amour. Timberland, la marque des chaussures de trappeurs ( Quelle empreinte voulez-vous laisser sur Terre? C’est leur slogan. Terrific. Ahaha, J’adore.) Cuir, intérieur laine, et mitaines en laine par dessus. Trois épaisseurs. Je peux presque fermer le poing. Presque.

Et puis j’ai une nouvelle écharpe en laine. Grande comme un plaid. Je disparaît dessous.

Mais j’ai rien pour les joues… M’en vais chercher une cagoule demain, tiens.

Je ne sais pas comment j’ai fait pour vous écrire ça ce soir, j’ai du mérite, croyez-moi. Peut-être que la neige m’a assez dégrisée… Mais ces doses de cocktail qu’ils vous servent ici!!!

Oh, j’étais invitée au Plaza Hôtel, by the way… hum… J’ai pris des photos, ( du papier toilette notamment) je vous montrerai. (Et c’est là que vous comprenez que je suis vraiment pompette, hein?)


Trip to NYC.

On fait un petit come back aujourd’hui. Je devais sérieusement être en jet-lag quand je suis arrivée, ou plutôt, je n’avais pas encore commencé ce blog en partant, et les quelques jours de jet-lag m’ont mise un peu en retard dans le sujet de mes posts, et puis je me disais aussi que ce n’était pas trop le sujet, mais avec le recul je pense que ça peut vous amuser, l’histoire de mon trajet pour NY… Voici donc une partie de l’email que j’ai envoyé à mes parents quand je suis arrivée. (Attention, pour ceux qui n’aiment pas lire: c’est du grand blabla. Et aucune photo. Je vous aurais prévenus).

Souvenez-vous que je suis partie en plein dans les chutes de neige paralysantes, en début de vacances de Noël, en plein blizzard, Heathrow fermé, toute la France bloquée par cinq jours de neige, etc…

Mon vol avait neuf heures de retard. Plus une heure passée dans l’avion, sur le tarmac, à attendre de pouvoir décoller.

voici l’email:

Hello there!

Voilà des news en bonne et due forme…

Alors, cadre spacio-temporel: il est 7h30 du mat’, je suis tombée du lit ce matin à 4h d’abord, mais là je me suis dit que j’exagérais, alors je me suis rendormie jusqu’à 6h30. Il faut dire que j’ai lutté toute l’aprem hier pour ne pas tomber endormie dans la rue, alors à 21h j’étais déjà bien loin dans les bras de Morphée… Un peu de jet-lag donc, mais c’est pas très étonnant vu le périple accompli en deux jours.

Le RER, c’était l’horreur. L’aéroport, c’était l’horreur. Transporter 36kg (vraiment, je n’invente pas, j’ai pesé) de bagage dans tout ça c’était l’enfer. Se faire engueuler par tout ce qui n’était pas content en sus (c’est-à-dire à peu près n’importe qui là dedans) c’était… Bon bref. Par contre, tout ce qui était agent d’aéroport, hôtesse au sol, etc, étaient super sympas et heureusement vue l’ambiance. J’ai vu des files d’attente pour prendre des escalators. J’ai vu des gens se faire piétiner par d’autres dans ces files pour l ‘escalator. J’ai vu des files de plus de deux cents personnes dans les couloirs de Charles de Gaulle. J’ai rencontré quelqu’un qui attendait son avion depuis trois jours. J’ai vu une fille s’intercaler entre son père et son fiancé pour ne pas qu’ils se tapent dessus. C’est dire si l’ambiance était bonne. J’ai attendu neuf heures dans cet aéroport où tu peux compter les chaises. Et puis j’ai fini par embarquer.

J’ai adoré l’équipage d’Air Canada. Ils ne se prennent vraiment pas au sérieux, ont l’air d’une bande de potes qui part avec toi en vacances, et discutent de tout et de rien, accessoirement du fait qu’il faut laisser tout le monde atterrir en attendant sagement mais « on sait pas pourquoi » je cite le chef de bord, très soucieux de nous tenir au courant du fait qu’il ne savait pas quoi nous dire pour nous tenir au courant…

A coté de moi un géant canadien est venu profiter du dernier siège de libre (l’avion était bondé, principalement de Québécois, les New Yorkais, habitués, prenant des directs -ce que je comprends maintenant !!- de retour au pays pour les vacances). Celui-là partait avec ses deux kids de 20 ans passer une semaine chez Maman pour fêter Christmas en famille au fond des bois québécois. On a bien papoté de son pays, et il m’a vraiment donné envie d’y aller, le cliché ma-cabane-au-fond-des-bois-au-bord-du-lac s’avérant une pure réalité. Chacun de nous avait un petit écran de visionnage devant soi pour regarder un film, la télé, écouter de la musique ou suivre l’avion dans son trajet. On a donc vu la carte du Quebec lorsqu’on le survolait et je n’aurais jamais imaginé que leur terre soit grignotée à ce point là par l’eau. C’est vraiment comme s’il y avait un lac dans chaque jardin. Ce monsieur me disait en plus que 90% des canadiens habitent à la frontière avec les USA, ce qui leur laisse effectivement la place pour les cabanes forestières. Et les prix défient toute concurrence: $150 000 et tu as ton rêve de grande maison tout confort sans voisin au bord d’un lac… Ça fait réfléchir, non? Lui en tout cas a bien réfléchi avant d’acheter sa maison de vacances à… La Teste!! Il est parisien depuis trente ans, dans l’audit, et divorcé d’une française, donc il a préféré rester en France pour voir ses enfants… Mais enfin, il est quand même pur jus québécois avec toutes ses expressions, heureux peuple pour qui les serveuses ou les hôtesses sont encore des « servantes »!!

Il était 21h30 heure locale lorsqu’on a atterri à Montréal, quelque chose comme 4h du mat chez vous. J’avais dû dormir quatre heures dans l’avion. J’ai eu un bon pour l’hôtel, puisque j’avais raté ma correspondance et qu’il n’y a pas de vol Montréal-New York après 20h30, récupéré ma tonne de bagage, et cherché par où c’était donc qu’il fallait que j’aille pour trouver cette chariotte pour l’hôtel, tabernacle??! Et puis, le temps de prendre le bus… Le temps d’obtenir la chambre… Le temps d’envoyer des mails, de prendre une douche… Minuit quand je me suis glissée dans mon lit king size tout moelleux, avec des gros oreillers…

Pour me lever à 5h du mat’ pour partir à 6h, pour être à l’aéroport à 6h30, pour passer la sécurité à 7h, pour passer la douane à… oh my God cette file d’attente!! pour passer la douane, ben, à 7H45, c’est à dire juste quand je devais embarquer… Heureusement, des agents checkent l’heure de ton vol et te font passer avant les autres si jamais tu es en retard (au Québec, je précise. Il ne le font pas partout. Ils sont sympas, au Québec). Sinon, à toi la file Disneyland, où tu avances de trois mètres, tu t’arrêtes, tu poses ton gros sac qui roule pas (parce que t’es pas habituée à ça, petite provinciale parisienne, mais maintenant tu sais que tu vas courir t’acheter le kit de la parfaite voyageuse avertie: des bagages solides, légers, et à ROULETTES!!!), tu poses l’autre gros sac qui te démolit l’épaule, tu vois que ça bouge, tu reprends tes sacs, tu avances de trois mètres, tu les poses, tu vois que ça bouge, tu reprends tes sacs, tu as les mains moites parce que bon, les agents là-bas ont pas l’air commode avec leurs crânes rasés, leur gueule d’enterrement à l’oeil soupçonneux. Et puis tu vois bien qu’ils en envoient certains de l’autre coté d’un mur d’où on entend s’élever des cris de détresse (j’exagère pour les cris de détresse, je sais, mais c’est presque ça…) et qui reviennent, goguenards, raconter à Collègue, comment ils sont trop bêtes ceux-là qui voulaient annexer les USA avec leur catapulte (cf les objets interdits en bagage cabine)(je vous jure que la catapulte fait partie des objets interdits), qu’ils les ont bien pris pour des cons hein, on la leur fait pas à eux ahahah, rire gras, qu’est ce qu’on s’marre… (En l’occurrence un des deux agents allait être mon agent. Celui qui se marrait. Moi pas du tout).

Donc, tu as les mains moites, qui en peuvent plus de tenir tes sacs,  tu prends tes sacs, tu avances de trois mètres, tes épaules gémissent, ton dos veut retourner dormir dans le king size et ta tête te dit, dis donc, ça fait un moment que t’as pas respiré là, faudrait y penser, il vont pas te bouffer tout crû à la douane… Ah non?

Ben, non, effectivement. Juste, qui vous êtes, pourquoi, comment, d’où, pour où, et pourquoi vous êtes à Montréal, là? Ah ben ça j’aimerais bien ne pas y être croyez moi, ah bon, pourquoi ça vous plaît pas mon pays? Et slip ou caleçon? Fraise ou chocolat ? Et enlevez vot’chapeau, et donnez-moi vos doigts que je les coupe pour avoir vos empreintes toutes fraîches…

Enfin, j’ai eu mon tampon, où y’a bien écrit que je repars le 20 mars, et t’amuses pas à rester petite, et keep going, you are free… Ouf!

Faut dire que juste avant cet épisode, à la sécurité donc, où tu fais la queue aussi, (on passe sa vie à faire la queue dans les aéroports), où y’a marqué PARTOUT que t’a pas droit à des liquides de plus de 100ml, que tout le reste, liquides, crèmes, pâtes diverses et variées doivent être placés dans des petits sacs qu’ils te distribuent dans la file… ce que je me suis appliquée à faire, sachet que j’ai placé, avec chaussures, manteau chapeau montre ordi sacs dans des paniers pour qu’ils leur regardent le fond de l’âme, jusqu’à ce que… Ma’am, is this your bag? Can you follow me please? Is there anything dangerous, fragile or blablabla? Euh, normally no… Et là il me sort mon paquet de médoc duquel j’avais oublié d’enlever mon sirop et deux crèmes, et lui de farfouiller joyeusement dans mes medications, avec lesquelles j’avais placé des trucs de filles, des trucs perso quoi, que t’as pas envie de monter à  un agent de sécurité, à 7h du mat’ qui plus est… Ahum…… Ah yes, sorry, I forgot, it’s too early in the morning, that’s why… petite blagounette pour faire passer tout ça… Mais il avait l’air bien plus gêné que moi le mec en face, et m’a souhaité tout plein de bonnes choses après, en me disant que c’était pas grave, have good hollidays, Miss… Celui-à était sympa.

Le deuxième avion était vraiment tout petit, deux mini-sièges de chaque côté, et pas la place pour les extras, genre ton sac, une fois que t’as casé tes jambes L’avion que, quand tu es obèse, ou grand, ben, tu te payes vraiment deux sièges si tu veux y tenir.

Puis j’ai atterri. Alors là, grand moment.

D’abord, parce que j’étais côté hublot et que j’ai vu NY au loin se dégager de la petite brume. Qu’il faisait grand soleil, que tout ça brillait, que la Tour Eiffel, non, n’importe quoi, la Statue de la Liberté était là, toute verte et pas bien grande… Que les maisons étaient toutes bien alignées et exactement comme doivent être des maisons de banlieue américaine… Et puis ensuite, parce qu’on a perdu de l’altitude, encore, encore mais qu’on était toujours au dessus des maisons, encore, encore, mais toujours pas de piste, encore, ok, bon, on se pose sur le parking du centre commercial ou quoi, encore, mais on va encore super vite là non, et hop voilà la piste et hop, on se pose, vite vite, et on ralenti, un peu mais pas trop, parce qu’il faut vite vite la quitter la piste, parce que derrière y’a le suivant qui atterri et qu’on traverse vite vite une deuxième piste sous le nez d’un autre qui s’envole, et qu’on arrive au terminal, allez hop, dégagez moi d’ici, et puis hop, t’es dehors avec tes bagages t’as pas réalisé que t’es arrivée…!

Fin de l’extrait de mon email. Oui, je suis bavarde dans mes emails souvent.

Conseil pour ceux qui viennent à NY, prenez un direct. Vraiment. Et partez pas sous la neige. Choisissez un meilleur moment.

Petite leçon d’anglais: nous on dit « faire la queue », les Britanniques disent « to stand in a queue », les américains disent « to stay in ligne ». Quand je raconte mes histoires à mes amis, que je leur dis, So, I was in this queue (ce qui est du pur franglish, puisque j’aurais du dire, I was standing in this queue), ils font la grimace et me conseillent de dire I was staying in the ligne… Evidemment! pourquoi faire simple?


Snow 2.

Deuxième épisode de neige. Je pense que je vais rapidement arrêter de les compter. Deuxième épisode de neige, donc,  mais gentil cette fois. Ou, pour l’instant, peut-être… J’avoue qu’hier, en me réveillant et en constatant qu’il s’était remis à neiger, pour la première fois de ma vie, j’ai pensé  « oh, non! Il neige encore! »… Moi qui adore la neige. A Paris, s’entend. C’est-à-dire quand on reste dans des limites raisonnables, qui bloquent les aéroports certes, mais qui, comparées à ici, me font maintenant doucement rigoler.

Après les soixante centimètres de neige en 24h, une certaine appréhension de ma part peut se comprendre, non? Mais finalement, c’était juste pour de rire cette fois-ci. Juste de très gros et lourds flocons qui sont tombés au ralenti, le temps de recouvrir de blanc les monceaux de neige sale qui restent au coin des rues. Le temps de se poser sur les cils ou sur le bout du nez, en caresses glaciales. Le temps d’assourdir tous les bruits citadins et de craquer sous les pieds.

Rien qui n’ait tenu donc, puisque cette fois-ci toutes les rues et trottoirs avaient été salés. La seule chose, c’est qu’il nous reste pas mal de plaques de verglas, puisqu’il fait trop froid pour que ça dégèle,  et qu’il a reneigé par dessus. On va bien se marrer aux urgences ce week-end, croyez-moi.

Quelques photos de ma rue:

C’est joli cet arbre qui sort du mur, non?

Et puis, puisque je vous ai sentis très concernés par mes problèmes de chaussures (c’est gentil cette inquiétude générale pour mes orteils, j’apprécie, vraiment!), let me introduce you, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, mes nouvelles Timberland, avec lesquelles je vais pouvoir faire le tour du monde tellement elles sont résistantes (même un peu trop au début…), et avec lesquelles je vais pouvoir patauger gaiement dans les flaques de neige et escalader les congères tellement elles sont garanties waterproof:

Over sexy, n’est-ce pas, modèle homme, y’avait plus ma taille sinon,( grrr…) mais j’ai chaud aux doigts de pieds. Et puis c’est très style, de s’habiller casual à New York. Quoi ça fait bucheron? Mais pas du tout, on a dit casual.

Edit de 21h: il pleut. Enfin… il essaye de pleuvoir. Il fait tellement froid qu’en fait les gouttes sont gelées. Ce ne sont pas des flocons, ce sont de toutes petites gouttes de glace qui tombent. Bonheur. C’est ça le grésil?


Snowww!!

Ça rigole pas chez les américains, on fait rien à moitié. On solde? Ok, – 70%, direct. Il neige? Ok, 40 cm à -8°, direct. Tu veux survivre? Tu t’adaptes. Bon. Histoire de bien vivre la totale j’ai réussi à chopper la dernière sinusite qui traînait… Comme ça je vis bien le truc à fond, voyez. Et avec des bottes qui prennent l’eau. Oui, ben, oui, évidemment, c’est bien plus jouissif, je vis plus intensément, là. C’est les After Christmas Sales et je pense que ce sera mon premier achat demain. Des bottes imperméables et chaudes.Si j’arrive à sortir de chez moi… Oui, parce que là j’ai réussi à rentrer mais je suis pas sûre de pouvoir ressortir vue l’état des rues…

 

Hier, j’ai rejoint une amie à Manhattan, puisqu’il neigeait, que c’était si joli cette poudreuse immaculée, et que c’était sûr que Central Park allait être sooo lovely qu’on allait faire de sooo lovely fotos… Sauf que le temps de se retrouver, il faisait nuit, qu’on était bien trop loin de Central Park. ALors, on s’est dit, let’s go to Bryant Park, quatre blocs plus loin. Sauf que c’était quatre blocs avec la neige qui te fouette le visage,  un visage qui a déjà les sinus bien décidés à plus marcher… Alors on s’est dit let’s go prendre un café direct. On a tourné autour d’un bloc, on a rigolé de la neige qui nous empêchait d’avancer et on est rentré se décongeler dans un café. 

 

 

Et puis on a voulu en sortir, deux heures plus tard… Pour aller dîner chez une autre amie, 15 blocs plus loin mais sans metro direct. Ah… la bonne blague. On a pris un taxi, thanks God, y’en avait un de libre. Qui a bien voulu nous amener pas trop loin sur une avenue mais pas dans la rue même parce qu’il risquait de pas repartir.(Un accent épouvantable ce taxi, mais sympa. Et c’est pas trop cher, c’est vrai, si on gagne bien sa vie quoi. Sinon, ça reste une course en taxi, hein, c’est pas cheap…) Et on a fait encore cent mètres à pied. Et puis on est arrivé chez Stéphanie, congelées surtout des pieds pour moi (rapport à mes bottes qui prennent l’eau) et on a passé la soirée chez elle ET la nuit. Hors de question de repartir.
Et ce matin ! Tadam: 

 

 

Je savais qu’il allait neiger. Je savais ce que ça fait une ville où il neige. Mais encore une fois je m’attendais pas à vivre comme dans un film (Faut que je vous raconte ma sortie dans un club newyorkais: j’étais au cinoche dans la vraie vie…) en l’occurrence un film catastrophe!! D’un coup, on a eu 40cm de neige. Il a commencé à neiger hier à midi, ça s’est arrêté pendant la nuit et on s’est retrouvé enseveli.
Il ne neige plus, mais le vent fait s’envoler des écharpes de neige de tous les toits, c’est magique. En dessous, toutes les rues sont remplies de neige. Elles sont dégagées par des camions ou par des mecs avec des sortes de tondeuses à neige (qui projettent la neige sur les côtés) ou par des particuliers avec des pelles. Ce qui fait que sur les cotés on a largement plus d’un mètre de neige! Et tous les trottoirs ne sont pas dégagés. A Manhattan, ça va, mais chez moi c’est… waou!! C’est trop drôle! Vraiment pas pratique, et s’il reneige là dessus je vais plus trouver ça drôle du tout mais c’est si… pittoresque!!!
 

 

Central Park:
En allant à Central Park, ce matin, on a croisé des français (y’a des français partout c’est très ennervant!) qui traînaient leurs valises dans la neige. Vous rentrez en France? Oui, qu’ils me répondent l’air paumé. Je leur dit, vous savez que les aéroports sont fermés? Ah, mais nous, on nous a dit que notre vol était maintenu, alors… On est même pas au courant, qu’ils marmonnent… Devant leur air hagard et découragé, je leur ai souhaité bon courage et je me suis sauvée, lâche que je suis, j’avais bien trop à faire avec mes orteils qui menaçaient de mourir de froid… Je me demande où ils sont ce soir, mais ça m’étonnerait vraiment qu’ils soient dans un avion… les pauvres!
Et voilà ma rue en rentrant:
 

 

Et… mes escaliers…! Quand je vous dis qu’il me faut des nouvelles bottes!