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Eat.

En bonne française que je suis, on  va évidemment parler food ici. Oui, hein, c’est quand même un peu le plus important dans la vie. Non? Ah, oui? Et pourquoi alors TOUT LE MONDE s’est fendu d’un mail de bonne année après fêtes avec force détails sur le MENU? Alors, on a mangé du foie graaaas, des huiiiitres, de la mousse au chocolaaat, de la pintaaaade, des marroooons, des épiiiices, des mignardiiiises… en suprême, glacé, flambé, fricassé, raffiné, avalé, dégusté, digéré. Mais les gars, vous avez oublié que je suis partie au pays de la junk food?! Ici, le plat d’excellence c’est la pizza, et leur religion, le hamburger. Au premier de l’an moi, j’étais trop heureuse d’avoir trouvé de la soupe et des avocats, pour vous dire. Sujet sensible donc.

Grande différence culturelle, mais je ne vous apprends rien, les américains mangent parce qu’il faut manger. Et les Newyorkais parce que vraiment, sinon, ils meurent. Donc, ils avalent un truc, à n’importe quelle heure, entre deux métros, entre deux boulots, entre deux cours de gym… Un truc dont ils peuvent te dire à la calorie près le gras qu’il contient. C’est écrit partout, sur les packagings et même dans les menus au resto. Donc, le plaisir de la gastronomie, oulà, c’est pas vraiment leur souci numéro un.

Mes débuts dans les super-marchés étaient… J’ai passé beaucoup de temps à errer entre les rayons, assez stupéfaite au départ, souvent perplexe et finalement blasée devant leur tonne de produits disponibles et surtout trafiqués. Le plus drôle? Rien n’est basique. Tout est enrichi de produits chimiques, principalement des conservateurs, en bons phobiques de la vieillesse. PERSONNE n’a le droit de vieillir en paix ici. Et surtout pas les aliments. Et surtout pas les fruits et légumes. Frigo obligatoire, même pour les pomme-de-terre. Et croquant de rigueur. Crispy, c’est l’argument de vente principal des salades composées. Crispy, les légumes. Crispy, les fruits. Le goût? on s’en fiche pourvu que ça croque sous la dent. (Et que ça ne pourrisse pas.)

Tandis que les vegetables n’ont pas de goût, les produits transformés, eux (c’est à dire TOUT LE RESTE, même le jus d’orange par exemple) sont trop salés ET trop sucrés. Ah oui, tiens, hier, j’ai voulu faire un dahl de lentilles. J’avais du lait de coco dans les placards, parfait. Ben, au final, j’avais plutôt fait une compote de lentille au lait de coco. Parce qu’ils ont sucré le soit disant naturellement délicieux lait de coco… Mais c’est marqué qu’en tout petit évidemment.

Mais sans crainte du paradoxe, les américains mangent pour se soigner, attention. Parfois, tu ne sais pas exactement ce que c’est, mais tu sais que c’est bon pour ton coeur, pour tes yeux, pour tes muscles, pour ton cerveau… Les mecs du packaging s’en donnent à coeur joie là dessus. Et toi, tu tournes la boîte dans tous les sens, tu vois les calories, les additifs, les flavours (argh!!) pour savoir ce que c’est en fait, le truc bon pour le coeur? Ah c’est du muesli? Intéressant. Tu l’achètes alors. Et tu goûtes. Et tu te dis que tu vas mourir, plutôt, parce que c’est hyper salé ET sucré. Bon pour le coeur mais pas pour tes artères…

Pendant les trois jours où j’étais terrassée par ma sinusite (oui, terrassée, parfaitement) je n’ai rêvé que de soupe. Je n’arrivais pas à en trouver, je cherchais des briques de soupe, bête que je suis… Mais heureusement, sur les conseils avisés d’une personne d’une grande sagesse et d’une grande expérience, je suis allée voir du côté des can… Et j’étais tellement contente que j’ai pris en photo le mur de soupe (UN MUR DE SOUPES!)

Sujet intarissable, je m’arrête là pour l’instant mais on y reviendra, soyez en sûrs!

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