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Pink Wink.

J’étais triste pour lui quand on nous prédisait la dévastation d’Irène. Il était tout vibrant de rose, depuis longtemps déjà, et lors de ma tournée du quartier pour souhaiter courage aux arbres, j’avoue, je n’avais que peu d’espoir de le revoir en fleur.

Deux jours après Irène, il était encore plus beau qu’avant!

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Blossoms.

Vous savez quoi? Ben, j’ai peu de choses à vous dire… Mon quotidien se concentre essentiellement à trier les annonces de logement sur internet, à visiter quelques chambres, souvent assez, hum, on va dire, euh, ben, sales, et j’ai à peine mis les pieds à Manahattan vu que je cherche à me loger à Brooklyn. Pour tout vous dire, je n’ai même pas encore rechargé la batterie de mon appareil photo. Mais heureusement, le printemps est là, les pétales virevoltent dans les rues, et mon Iphone se défend pas trop mal côté photo, non?


Poetic.

Sur le dur chemin de la recherche d’appartement, on trouve des annonces inapropriate comme disent les englishs et des jolies surprises:


Round Trip.

I’m back in New York!!! Donc, I’m back ici aussi, évidemment!

J’ai failli pas arriver par contre…

Pas à cause de l’avion, non… même si j’ai bien regretté les canadiens. American Airlines nous avait royalement gratifié d’un boeing 757, trois rangées d’un côté, trois de l’autre, plein à craquer, des mini télé communes (communes! le Moyen Age!) (et même pas le choix de choisir son film) (et comme j’étais côté hublot, il me manquait la moitié de l’écran), et surtout, surtout, rempli d’ados surexcités d’aller aux States pour la première fois. Entre The King Speech, deuxième vision, et le remake stupide du Dîner de cons, j’ai eu droit aux lectures commentées de Voici, Oups, Closer, Grazia, recherches intempestives et angoissées de téléphones, salon de coiffures dans les allées et batailles d’oreillers.  Bonheur. La tronche de l’équipage…

Pas à cause non plus des check-points plus nombreux et plus pénibles que les gloussements de mes adolescentes. Avant d’enregistrer mes bagages: check-point (et c’est qui qu’a fait vos valises? Et y’a quoi dedans?), la sécurité: check-point (mais j’ai eu droit de garder mes chaussures, ça leur passe ça), à l’embarquement, rebellotte, et qu’est-ce que vous avez fait de vos bagages depuis la sécurité? Et est-ce que quelqu’un vous a donné quelque chose? Et est-ce que vous avez acheté des choses? Puis après l’embarquement, mais AVANT de monter dans l’avion, fouille. Pour ma pomme, hein, pas les autres. J’ai pas eu de chance, je suis arrivée au moment où elle se retrouvait désoeuvrée, la dame. Et qu’elle me tâte de partout, et qu’elle me re-scanne,  et qu’elle fouille tout mon sac à main, et qu’on finisse par papoter chiffon, puisque j’avais eu la bonne idée de porter une chemise en soie, ce qui lui plaisait beaucoup. J’étais un peu dubitative au vu de ses gants plastifiés, mais ça m’a valu sa sympathie, et elle a renoncé à fouiller mon bagage à main, que j’avais vraiment, mais alors, vraiment pas envie de déballer en plein couloir. Depuis, cette chemise est devenue ma préférée. Je la porterai à tous mes voyages.

Pas à cause de l’immigration à JFK non plus. Moi qui m’en faisait encore une montagne… J’étais ready sur les questions, j’avais déjà eu mon baptème à Montréal, m’enfin, là, à NY directement, j’me disais… Mais non. D’abord, pas de file interminable. Et puis j’ai eu un très gentil agent,  qui m’a gentiment accueilli, qui m’a même  gentiment aidé à (encore) remplir un (nouveau) formulaire, m’a gentiment expliqué toutes les formalités, et m’a gentiment fait grâce de nouvelles inquisitions. Je suis aussi passée entre les filets des douanes, bien occupées à fouiller dans les bagages (nombreux) d’une mexicaine que j’ai beaucoup plaint en mon fort intérieur, en me faisant toute petite (enfin, en essayant) en passant cet ultime barrage.

Non, c’est pas à cause de tout ça. C’est à cause du taxi. Un accent hindou à s’écorcher les oreilles, un sens très particulier de la conduite sur automatique, pas de GPS et aucune idée des quartiers de Brooklyn. AU-CUNE. Secouée comme un milk-shake, au son de Bollywood, on a parlementé un moment, au départ, pour s’entendre sur l’adresse, mais entre un accent français et un accent hindou, ça fait beaucoup trop de syllabes normalement muettes prononcées pour qu’on arrive à se comprendre. Alors, on s’est dit qu’on allait localiser l’histoire grâce à la station de métro la plus proche, mais ça non plus il voyait pas où ça pouvait être. (Mais elle est très longue Bedfort Avenue, il arrêtait pas de me dire; oui, mais il n’y a qu’UNE station de metro qui s’appelle comme ça, je m’obstinais). Alors, il a eu une idée lumineuse de téléphoner à mon adresse pour qu’on le guide. Trois fois. Au deux premières, et malgrè ses ah oui, l »avait toujours rien compris le taxi. On a tourné dix minutes dans le quartier, en faisant des jolis carrés, avant qu’il ne se résolve à appeler encore. Tout compteur arrêté quand même. Parce que là, bon. M’enfin, on y est arrivé: j’ai reconnu la rue, à la fin d’un carré.

Et me voilà à New York again, et la ville a eu la bonne idée de se préparer au printemps, et après avoir eu le temps d’admirer les blossoms parisiens, je vais profiter des blossoms new-yorkais. Chouette!