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Back to life.

Des débuts assez difficiles, (même si pleins de promesse), mais Big Apple mérite bien une petite semaine d’adaptation après tout…

Et, I am more than pleased to informe you, qu’après une chasse assidue, j’ai enfin une adresse à moi à Brooklyn!

Maintenant, je n’ai plus qu’à déménager (lundi) et j’aurai enfin les pieds dans mes pompes, la tête sur les épaules, les yeux  en face des trous, mes habits dans un placard, mon ordi sur un bureau, ma brosse à dent dans un tiroir, bref, les idées un peu plus claires. Plus que quelques jours de ratage blogesque donc et on essaiera de trouver un rythme de croisière et surtout des choses intéressantes à raconter!

En attendant, voici quelques photos de la soirée de célébration de ma nouvelle adresse. Dans un bar. Dans un bus. Je veux dire, dans un bus dans la cour d’un bar. Ben oui, tiens, c’est Brooklyn, c’est Williamsburg, c’est hipster, c’est trendy, c’est fun!

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Soundtrack

Bon, à la demande générale et deux fois répétée d’une seule et même personne, je vais vous parler de ce que j’entends à New York. Hum… La première chose que j’ai envie de vous dire c’est que j’ai souvent mal à la tête en revenant d’un bar ou d’un resto et ce n’est pas (que) à cause de l’alcool (oui, j’ai un faible pour les cocktails ici, et les verres sont, comme le reste, grands, mais contrairement à la nourriture, ça ne se fait pas, paraît-il d’emporter ce qu’il te reste à boire…).

Les New Yorkais (peut être les Américains en général, je ne sais pas) sont des gens bruyants. Très bruyants. Ils parlent toujours très fort, même si c’est silencieux autour d’eux, (ce qui peut arriver, par exemple en attendant le Métro…) et qu’on peut suivre leur conversation en direct et en image, ils s’en fichent, ils n’ont rien à se reprocher, ils s’expriment.

Dans les bars et les restaurants, il y a, en plus, de la musique,  plutôt très forte, voire la télévision les jours de matchs… Donc, on a au minimum, les jours normaux, un brouhaha intense de conversations entrecroisées, ponctuées de grands éclats de rire, de gens qui chantent et dansent sur la musique, et les jours de match, la même chose plus des commentaires lancés aux tables d’à-côté, et des huées adressées à l’écran. Tout ça dans le plus pur anglais américain, une espèce de langage roulé, à moitié prononcé, étiré par moment pour bien rendre l’intensité émotionnelle procurée par les placages sans fin des joueurs de (vrai) football. You, in France, have soccer, right? That’s shit, that is not football. (Comme de toute façon j’aime pas le foot, loin de moi l’idée de les contredire… On ne peut pas dire que le football américain soit plus intéressant, je trouve… Il passent leur temps à s’attrapper, à se rentrer dedans et à tomber. Ils passent leur vie à arrêter le jeu. C’est entre le rugby et le foot, mais bon, quand même, à choisir, je préfère le rugby, hein. (Moi, je voudrais voir du base ball en vrai… Ça, ça doit être marrant. Mais je ne crois pas que ce soit la saison…)).

En soirée, c’est là que tout se complique pour moi. Dans les bars où on danse, la musique est encore plus forte (en début de soirée) et encore encore plus forte quand c’est le moment de danser. Ces soirs là, en général, sont épuisants, par le degrés de concentration qu’il me faut pour, un, entendre ce qu’on me dit, deux, comprendre ce qu’on me dit, trois, capter que c’est pas la peine de répondre, le mec en face est déjà bien bourré. Ou Texan. Ou de Brooklyn.

Dans les clubs, c’est encore pire, tu peux sentir les banquettes trembler aux pulsations des basses sous tes fesses.

Dans la rue, je trouve que c’est plutôt calme. Surtout avec la neige qu’on a!  Pas trop de klaxons comme à Paris, et les rues sont très larges et peu embouteillées, surtout la journée. Il faut dire que c’est extrêmement cher d’avoir sa voiture sur Manhatan, donc les gens qui habitent en dehors de la City  viennent en transport en commun. C’est les flics les plus bruyants. C’est tout-à-fait comme on se l’imagine, les sirènes résonnent très souvent dans les rues, (ils doivent être payés au coup de sirène. Ou ils ont un quota obligatoire, pour faire croire qu’ils bossent).

Sinon, on entend aussi pas mal les hélicos et les avions. Voilà.

La bande-son New Yorkaise correspond bien au cliché attendu. De toute façon, tous les clichés sont vérifiés, des taxis, aux bouches d’égouts qui fument, des voitures de flic aux camions de pompier, des escaliers extérieurs aux murs de brique, du gigantisme au spectaculaire, de la règles des trois dates aux garçons qui te walk home. Pas de surprise quand tu viens à New York, tout est exactement comme ça doit être, et tu as du coup cette incroyable sensation de vivre dans un film.

 

Edit de ce soir: j’ai la réponse à mes questions:  apparemment c’est très New Yorkais d’être aussi bruyant et non, ce n’est pas la saison du base ball, comme on pouvait s’en douter, c’est en été. J’essaierai d’aller voir un match de hockey sur glace à la place; ou de basket ball…