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Parenthesis

Okay, bon, j’étais en train de vous écrire un article trèèès intéressant sur la bande son New Yorkaise, et puis Stef est rentrée, et on papote, on papote, on mange du pop corn et des cookies, on a une big roommate girl discussion, et bref, obviously, je ne finirai pas mon article ce soir (ce qui est mal, je sais).

MAIS,

 

regardez ça, c’est à mourir de rire!

 

C’est cadeau, enjoy et have a good day!

 

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News haphazardly.

J’adore ce mot: haphazardly, il me fait mourir de rire!! Faut vraiment être concentrée pour l’écrire correctement. Et aucune idée de comment il se prononce, je viens de le trouver dans le dico, traduction de « en vrac ». C’est plutôt « n’importe comment », l’usage anglais, et je trouve qu’il ressemble à ce qu’il veut dire. C’est du n’importe quoi ce n’importe comment. Et il est possible que mon titre ne soit pas vraiment du bon anglais d’ailleurs… Je ne pense pas qu’un anglophone aurait dit ça comme ça. Anyway, j’adore ce mot.

Bon, me revoilà ici, croisons les doigts pour que j’arrive à poster quotidiennement again.  Mais New York est une ogresse, elle nous mange complètement, du début du matin à la fin du jour; d’ailleurs, depuis que j’ai déménagé de New Jersey pour Times Square, je ne sais plus quel jour on est, ni même souvent quelle heure, les nuits et les jours se succèdent et se fondent ensemble pour créer une loooongue journée qui n’en finit pas, remplie de nouveautés, de nouvelles expériences, nouvelles rencontres, nouvel environnement… Je finis épuisée le soir, mais ravie, me réveille dans la même énergie, avec toujours ce challenge dès que j’ouvre ma bouche ou mes oreilles à cette langue étrangère que je parle pourtant déjà bien. C’est curieux parce que je peux mener une conversation sans soucis avec n’importe qui, mais c’est toujours un véritable challenge de parler ou de bien comprendre. Parler une autre langue me demande un effort constant mais surtout une grande concentration. Du coup, le simple fait de parler anglais m’ancre dans le présent, m’oblige à vivre dans l’instant, à être ici et maintenant comme on nous apprenait au théâtre, et c’est parfait pour moi. Comme tout le monde me l’ordonne, je profite. Ô combien!

Enfin… Quand je dis que je peux tenir une conversation avec n’importe qui… Soyons clairs: pas avec les Texans. Et pas avec les New Yorkais de Brooklyn. Ils ont un accent terrible. Terrible. Ils bouffent la moitié des mots, littéralement. L’autre soir un Texan voulait me parler de la langue française et de son origine latine. (Oui, y’a des Texans qui savent où est la France. Et qui savent même que le latin existe, incroyable, hein? Oh, j’ai même mieux: y’a des Texans qui NE sont PAS Républicains… quand je vous dit que je vais de découverte en découverte). Il m’a répété au moins quinze fois le mot « latin » avant que je réalise de quoi il voulait parler. Il prononçait juste Lat. Le « in » lui restait dans la gorge, ou dans le nez, aussitôt prononcée la première syllabe, il refermait la bouche. Autant vous dire qu’on a fini épuisé tous les deux de notre, pourtant courte, conversation, lui de répéter, moi de faire répéter, et de forcer mon cerveau à faire des connexions que visiblement il ne pouvait pas faire avec mes oreilles.

D’ailleurs, il m’arrive assez fréquemment de rester bloquée entre deux langues. j’ai l’air de bugger, comme un ordi. Panne sèche dans mes neurones. Ça m’arrive en général quand je veux réfléchir en français à un mot que j’ai d’abord cherché en anglais. Plus rien, black out total là-haut. C’est comme si mon cerveau me disait, ok, c’est bon, tu choisis, c’est soit anglais soit français, ok?, moi en attendant je fais grève.   Pratique.

Mais je progresse, je progresse… (Heureusement, c’est quand même pour ça que je suis là). Maintenant, dans la rue, si je comprends ce que se disent des gens que je croise je me dis, tiens, (encore) des français, avant de réaliser que non, non, non, c’est des anglais.

Bon, finalement j’aurais dû appeler ce post ma vie anglophone en long en large et en travers, parce que je vais m’arrêter là pour ce soir, il est déjà près de minuit et je me lève tôt demain matin… Je voulais vous parler de mes folles expériences New Yorkaises, d’où je vis maintenant, des matchs de football américain, de bowling et du Moma, et d’une autre gare, de ma passion pour les muffins et de mon ras-le-bol des hamburgers et associés… Promis, on fait tout ça dans la semaine.  Au moins vous aurez un article demain matin, je tiens à peu près le bon rythme! Et on a appris ensemble un nouveau mot!