Archives de Catégorie: Weather

It’s a beautiful day.

C’était en début de semaine dernière.

Exactement un jour où Charles aurait écrit:

« It was one of those March days when the sun shines hot and the wind blows cold: when it is summer in the light, and winter in the shade. »

C’était aussi mon dernier jour in the City. See you soon everyone!

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Ps: j’espère que ça aura égayé ton café du matin, Joël; ces dernières photos de L’Empire State sont tout particulièrement pour toi.

 

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Manhattan black out.

Hier, dernier jour de mes vacances, j’ai tout de même décidé, coûte que coûte, de me rendre dans Manhattan. Et ben, ça a été, somme toute, relativement facile. Les lignes de bus ont relayé les métros, et passer le pont ne nous a pas pris plus de 20mn, aussi surprenant soit-il.

Par contre, y être… c’est assez indescriptible. La moitié de la ville est fermée, les commerces désertés, un black-out total… On dirait un plateau de cinéma vide, avec quelques figurants qui se regroupent sur les places, profitant de leurs vacances forcées… Les feux rouges ne fonctionnent pas. On ne fait que traverser ces parties grises, il n’y a rien à faire. Les rues sont dégagées, on ne voit un arbre tombé que rarement. Il n’y a que sur les quais que l’on peut se rendre compte encore que Sandy est passée par là. Tout Battery Park, Soho, China town, Wall Street sans personne, fermé (China Town fermé, mais vous imaginez?!). De temps en temps, le bruit infernal d’un compresseur, qui alimente un deli de quartier, puisqu’il y a encore des gens qui vivent là, qui se baladent avec leur bidons d’eau potable et qui attendent patiemment le retour de l’électricité… Ou bien des tas immenses de poubelles qui s’amoncellent en face des  supermarchés: les produits frais qui se perdent faute d’alimentation des frigos… et les gens, qui du coup, font les poubelles, surement pour la première fois de leur vie, et récupèrent des pots de glace gratuits, des yaourts, du jus d’orange, du bacon…

Plus haut, Manhattan reprend son effervescence mais certaines rues ne sont pas alimentées, pourtant toutes proches de Times Square, tout illuminé, tout rutilant, dans sa bulle toujours, comme si rien ne peut l’atteindre… Et c’est d’autant plus choquant de quitter les lumières artificielles de la 42ème et, en repartant pour attraper un bus (le retour a d’ailleurs été plus épique, à 18h, quand tout le monde sort du travail…), de traverser l’East Village dans un noir absolu de la nuit tombée… Seuls les phares des voitures éclairent les rues et à chaque croisement, les torches des agents de police réquisitionnés pour faire la circulation.

D’ailleurs, tiens, grande nouvelle: il n’y a presque plus que des bus qui circulent, New York sous l’eau, sans électricité c’était pas assez: on arrive à cours d’essence maintenant! Et les files se forment aux gaz stations, chacun son jerican à la main… On parle aussi du blizzard qui approche, la tempête de neige, c’est tout ce qui manque, vraiment.

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Post Sandy, Post Apocalypse (2)

Bon, je me suis peut être un peu avancée quand j’ai dis que le vent semblait moins fort qu’avec Irene…. Finalement, j’ai réussi à trouver quelques dégâts autours de nous…

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A part tout ça, (et par ça j’entends des arbres les racines à l’air écrasant des voitures et des maisons (et des gens qui promènent leur chien))  la situation est quand même assez irréelle. Je n’ai pas mis les pieds dans Manhattan, faute de tunnel de métro au sec, j’ai des amis sans eau (enfin, du moins potable, parce que sinon, de l’eau y’en a partout (sauf là où il faut quoi)), sans électricité, qui rechargent leur téléphones dans des centres commerciaux et des églises, les voitures qui passent les ponts sont obligées de transporter au moins trois personnes sinon elles prennent une amende ( une amende!!!! ordre du maire!)… Et surtout, toujours pas d’électricité dans la partie sud de Manhattan. Pas de métro, pas d’électricité. Dans Manhattan. C’est juste unbelievable!

 


Post Sandy, post apocalypse.

 

J’ai cherché, très fort, quelques dégats sensationnels de cette nuit apocalyptique, de cette catastrophe unbelievable, comme ils disent tous à la télé, mais euh…. pas chez nous. On a eu droit à rien, nous. A peine du vent, encore moins violent qu’Irene, j’ai trouvé, et puis pas une goutte de pluie. Assez incroyable pour le coup, de penser aux tonnes de problèmes que rencontre Manahttan à l’heure actuelle et New Jersey encore plus. Alors, évidemment, y’a des morts. En même temps, quelqu’un peut m’expliquer ce qu’ils faisaient dehors? On a vu un mec faire son jogging hier soir en plein ouragan… pas courir, hein, faire son jogging… y’en a qui cherchent quand même. Et un autre en skate board… pour profiter de l’impulsion du vent…

Evidemment, maintenant il faut évacuer les gens à New Jersey qui sont les pieds dans l’eau. Ils auraient pu le faire d’eux même dès hier, avant d’être noyés. Mais j’imagine assez qu’ils aient été blasés par Irene l’année dernière. On a eu le même discours précatastrophique pour rien il y a un an donc vraiment personne n’y a cru cette fois-ci non plus. En tout cas, malgré ce que voudrait en dire TF1 et ses stupides témoignages bien choisis,(du genre, Régis, étudiant explique « ben, personne ne s’aide, c’est super mal organisé, y’avait rien de prévu ») (hé, idiot, ça fait quatre jours que tout le monde se prépare et que des centres sont ouverts, faudrait voir à faire un effort) ( je me suis abreuvée à toute source d’info, que voulez-vous, en situation de fin du monde, on se contente de ce qu’on a), les autorités sont bien organisées, les gens s’entraident, tout le monde est très réactif… Non, vraiment. Et tout le monde se tient au courant. Un peuple de pipelettes de toutes façons.

 


Halloween.

Dans le bar hier soir ;) I love Brooklyn!

Vous savez qu’Halloween est pris très sérieusement ici. Tellement sérieusement qu’ils ont commandé un ouragan pour qu’on se fasse bien peur. Il s’appelle Sandy, mais comme ça faisait pas assez crédible, on l’a surnommé Frankenstorm.

Hououou…

….

J’ai donc eu droit à Irene l’année dernière, et comme bon, il ne s’est rien passé vraiment, (pourtant Irene, ça le faisait mieux que Sandy, je trouve… Ils manquent d’inspiration ces météorologues quand même…), cette fois-ci non seulement ils ont attendu que j’arrive mais ils ont décidé de commander la super big storm, qui fait 1600 km de large, pour être sûr qu’on aura du spectacle un peu…

Donc, bon, j’ai achété des biscuits et des conserves de soupe.


Irene.

Bon, ben… rien à signaler. Du vent, de la pluie, conséquemment, mais c’est tout. Pour nous, sur la colline. Parce qu’en bas, c’est l’inondation générale. J’ai pas d’image, hein, je ne suis pas allée prendre de photos. Par contre j’en ai de mon quartier…

Avant:

Les jolies maisons, avec leurs beaux arbres, pour lesquels je craignais le pire

Mon supermarché, qui s’est barricadé

Et après, les « dégats »…

Le métro est fermé, on ne sait pas pour encore combien de temps, mais probablement pour un bon bout, vu les inondations…

Et puis, bon, les… quelques branches et tonnes de feuilles.

Et tant qu’à faire, la ballade de constatation s’est finie sur un bouquet


Weather.

Ah ma bonne dame, je ne sais tellement pas de quoi vous parler en ce moment, (et pis j’ai tellement peu de temps) (j’arrête de vous ennuyer avec ça, après tout, tout le monde court après le temps) (mais c’est très français de se complaindre tout le temps. Ce matin, après ma classe, mon amie Yuka me dit,  » j’ai discuté avec Albert, le nouveau français dans la classe », là elle marque une pause, puis son jolie visage impassible de japonaise se teinte d’effarement: « il déteste tout, il n’aime pas la France, il n’aime pas Paris, il n’aime pas la classe… » elle rit, puis devient aussitôt grave et ajoute « je ne comprends pas pourquoi ». (J’adore les manières toutes japonaises de Yuka de s’exprimer). Mais tout simplement parce que c’est normal, il est français, quand il n’a rien à dire il se plaint. Puis quand il a fini de se plaindre, il regarde les résultats du foot sur son Iphone.)

Revenons à nos moutons.

Mes bonnes gens, aujourd’hui on va parler du temps. Mais qu’est ce qu’il fait chaud… Enfin, depuis quinze jours et jusqu’à ce matin. Tellement chaud que tout grille sur place, y compris moi, qui suinte comme une glace vanille et qui plaint le calvaire des aubergines dans le four. Je rentre en communion avec les aubergines ces jours-ci. 40° sur l’asphalte, 40° sur le béton, 40° dans les rues au soleil.

Jusqu’à ce matin. Ce matin, New york avait décidé que ça serait le printemps de nouveau. Alors on a eu une gentille brise rafraîchissante, puis quelques gouttes, juste pour nous rappeler que l’eau existe quelque part sur Terre. Puis, le printemps ça a suffit. Ça été l’automne, et ses lourds nuages bas. Presque a-t’on eu froid. Et puis il s’est mis à neiger. RIEN DE PLUS NORMAL. Pour un 13 juillet. Non? Oh, oui, d’accord, ça a tellement choqué tout le monde que ça été rapide, et pour se faire pardonner, après l’orage qui a suivit, on a eu droit à ça:

Ah, oui, alors, ça, ça s’appelle, une « scenic vue » in english, à prononcer « sinic » (ce que je trouve ironic’) que l’on peut avoir dans son salon, quand on habite Upper West Side, dans un penthouse, à 4000 dollars le mois. (Et où l’on est assez haut pour voir les flocons avant qu’ils ne se transforment en pluie, pour le commun des mortels, en bas.)