Archives de Catégorie: sweet subway.

Life Underground.

Des fois, dans les couloirs de la station Union Square, 14th street du subway de NYC, on peut voir une française qui speakes avec des drôles de bonhommes. (Sur des sujets aussi divers et variés que les retards du métro, les disparitions de lignes,comment va le dollar contre l’euro (mal, et tant mieux pour la française), ou les nouvelles facéties du lapin d’Alice croisé quelques stations plus tôt). C’est  Tom ( Otterness ) qui nous a présenté. Merci, Tom.

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New York Transit Museum.

Allez, subway, quand tu nous tiens… Soyons masochiste, allons reluquer la bête d’un peu plus près… Il y a des musées pour tout et n’importe quoi à New york, et il y a donc un musée des transports. On y apprend comment le métro a été construit, et ça vaut le coup rien que pour ça: il y a des photos qui montrent les énormes tranchées qui ont saignées la ville au 19ème, à tel point qu’il fallait étayer les façades des immeubles environnants pour ne pas qu’elles tombent dans la rue. Ça été un fameux chantier, dans ces rues surpeuplées, encombrées de voitures cochères, d’étals, de messieurs en chapeaux, et dames en robes blanches.

Et puis l’autre partie chouette, c’est les anciens wagons dans lesquels on peut monter. D’ailleurs, j’ai oublié de vous dire: le musée est une ancienne station. On y accède par une entrée de métro réglementaire, dans la rue, et on y descend jusque sur le quai, où sont parquées ces anciennes rames. Elles sont restées telles quelles, avec les publicités de l’époque, les cartes et parfois même les ampoules. C’est marrant de voir comme le design des voitures correspond absolument à son époque. Mes préférées sont celles d’après-guerre, avec leur classicisme rigoureux.

C’est aussi dans ce musée donc, que j’ai fait la connaissance de cet homme charmant, aux décisions controversées qu’est Robert Moses. Oh, pour vous dire combien nous l’aimons, vous et moi, ce gentleman, gardons à l’esprit qu’il était partisan du tout automobile contre les transports en commun, qu’il voulait détruire une partie de Central Park pour en faire un parking, et qu’il fit construire un pont pour Long Island, et y interdit l’accès aux bus mais pas aux voitures. Pourquoi? Parce que dans les bus on pouvait trouver des personnes noires. (Il a aussi fait beaucoup pour la ville, en créant des grands axes, mais bizarrement, ça ne me fait pas l’aimer plus…). Et tout ça sans être jamais élu, mais juste grâce au pouvoir que donne l’argent dans cette nation… Pom pom pom…

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Humph!

Nan, mais, parce qu’il faut le voir pour le croire!! Regardez moi ça:

 

Voilà, j’ai eu droit à ça tout le  week end dernier, et j’avais déjà envie de râler, et puis ça à recommencé ce week end, dites!!! On rêve! Coincée dans les sous-sols du subway, à regarder passer des trains qui n’auraient pas dû, mais alors pas du tout, passer dans les stations où j’étais en train d’en attendre d’autres qui avaient disparu. Et à apprendre tout ça grâce à des bouts de papier scotchés sur les panneaux indicatifs. C’est à dire une fois que tu es tout en bas de la station et que tu as payé ton entrée. Et éventuellement, que tu as attendu un moment ton train avant de t’inquiéter. Ou en changeant de train. Enfin, bref, c’est sympa, le subway en week end.

 

Tout ça à cause d’un seul type. Oui, Mesdames et Messieurs, je tiens le coupable: Robert Moses. C’est lui qui,  toute sa carrière politique a décrété que l’avenir était à la voiture, et qui a sucré les subventions du subway au profit des routes. Et comment je le sais? Parce que je suis allé au Musée des Transports de New York. On en parle dans le prochain post. Voilà, c’était juste la râlerie du dimanche soir. On se quitte là, je regarde les Oscars. En direct! Yeah!!! What a show!

 


50th street.

On était faites pour s’entendre, ma station de subway et moi. Love at the first sight! Mise à part que j’y pique mes plus grosses colères quand je dois attendre le train pendant des plombes. Depuis peu, (je ne l’ai remarqué qu’aujourd’hui) ils ont installé un panneau lumineux censé indiqué les prochains trains. Censé… Quand je suis arrivée sur le quai, il indiquait le prochain train dans quatre minutes. Pendant quelques minutes. Puis dans cinq minutes. Puis deux. Puis quatre encore. Puis deux. Puis quatre. Il ne s’est décidé que quand effectivement le train arrivait en gare. Je crois que je préférais quand il n’y avait rien. Anyway, on a des conversations passionnantes à ce sujet, le lapin d’Alice et moi.