Archives de Catégorie: Outside, the wild world

Door County’s views

La campagne…


Recall.

Les élections me poursuivent, ou bien je poursuis les élections, toujours est-il qu’à peine je quittais les présidentielles françaises, que je me suis retrouvée dans un contexte politique aussi passionnel.

Il ne s’agit pourtant que du Gouverneur du Wisconsin, mais pour tout un tas de raisons, le tension est bien palpable. Il faut dire que c’est un recall. Le système politique américain, malgré toutes ses fêlures, a parfois des éclairs de génie, et le recall me paraît bien en être. Il n’est pas applicable à tous les niveaux, porte un autre nom au niveau présidentiel, mais en l’occurrence marche très bien pour un gouverneur. Ce dernier est normalement élu pour 4 ans. Mais s’il vient à faire assez de bêtises pour mécontenter l’opinion publique, et c’est chose commune pour un Républicain comme chacun sait, il peut être challenger dès la première année de son mandat. N’importe quel citoyen, dès lors qu’il est insatisfait, peut appeler le City Hall, la mairie, pour demander un recall. Il faut ensuite un certain pourcentage de signature, basé sur le nombre de citoyen, et si le nombre est atteint, l’élu se fait disputer son poste à nouveau, avant la fin de son mandat.

Scott Walker, gouverneur républicain du Wisconsin, et surtout visiblement pas un mec bien (je veux dire, soyons clairs: Tea Party. On a pas besoin de plus d’explication, si?)  s’était mis à dos les syndicats de la fonction publique, réduisant les payes des middle class, abaissant les impôts sociaux, augmentant les déficits… Bref, que des bonnes choses. Dès la première année le voilà frappé d’un recall.

Seulement, les résultats viennent de tomber, il est maintenu. C’est la première fois que ça arrive, qu’un candidat se maintienne après un recall. Et du point de vu démocrate, c’est la cata. D’abord pour le Wisconsin lui-même, qui devra faire face à cette politique si humaniste pendant encore 2 ans, et puis pour les autres états dans lesquels le parti Républicain craignait de s’engager dans les mêmes conflis sociaux alors qu’il a bien envie de faire passer les mêmes lois, et puis enfin pour les présidentielles, le Wisconsin ayant été un état facilement acquis aux Démocrates lors des élections précédentes.

Des pancartes comme celle de la photo, il y en a dans tous les jardins. J’ai été vraiment étonnée par le courage et la détermination des citoyens d’afficher ainsi, partout, leur conviction. Il faut bien avoir à l’esprit que le tissu social est très dense, surtout dans les campagnes américaines (qui sont vraiment très différentes des campagnes françaises). Tout le monde se connait plus ou moins, il est obligatoire lorsque l’on croise quelqu’un d’au moins faire bonjour de la main, comme pour assurer tout un chacun de sa bienveillance. Les conversations se provoquent très vite, toujours polies, gentilles, respectueuses. On parle de la pluie, du beau temps, du jardin, de l’air du temps, des sujets légers, légers, on rit surtout, et surtout on ne se fâche pas avec son voisin. Alors comment, mais comment diable, assument-ils de fleurir leur jardin, le revert de leur veste, leur voiture avec des pancartes, des badges, des autocollants affichant leurs profondes convictions politiques. J’en ai discuté avec les concernés bien sûr, et bien sûr m’ont-ils dit, c’est le jeu et cela créé des tensions, mais généralement pas aussi intenses que celles-là. Il faut dire que derrière tout ça c’est une vraie question de sous (mais qu’est ce qui n’est pas soutenu par des raisons pécunières aux US, je vous le demande?). Et de gros sous. Walker a récolté 29 millions de $ dans le Wisconsin, et 16 millions hors Wisconsin, soit un total de 45 millions de $ pour sa campagne. Barrett, son opposant démocrate, 9 millions. En tout.

Alors, ben, les pancartes de Scott étaient nettement plus jolies, plus grosses, plus brillantes. Je regrette de ne pas avoir pris une photo de celles de John Barrett, mais elles étaient bien plus petites ou souvent faites main. Et puis, les spots publicitaires de Walker étaient incessants, bien plus longs, mieux mis en scène. Les Républicains font feux de tout bois, attaquent sur tous les fronts, n’ont pas peur des bassesses. Tout cela contribue-t’il de la réélection de Walker? En tout cas, ce qui parait bien plus inquiétant, c’est le soutient hors état. Les gros sous viennent d’ailleurs, ce qui prouve bien que l’enjeu n’est pas circonscrit qu’au seul Wisconsin, mais que les investisseurs voient plus grand et plus loin.

Je vous glisse les liens de deux articles très intéressants si vous voulez en savoir plus. En français.

Le Monde

L’Express


Yacht in Sturgeon Bay.

Pardon pour la piètre qualité de cette photo sur le vif ( de la voiture) mais je voulais vous montrer que les ponts se lèvent dans la baie pour laisser les yachts entrer. Bon là, ce n’est qu’un voilier, excusez moi du peu.

Je pense que vous commencez à saisir l’idée, non? Qu’est ce qu’on fait à Sturgeon bay? Des bateaux. Qu’est ce qu’on voit à Sturgeon Bay? Des bateaux. Qu’est ce qu’on mange à Sturgeon bay? (Attention, question piège…)


Eagle Tower, Peninsula park.

Puisque toutes les terres sont privées, même et surtout au bord de l’eau (le nombre de maisons avec plage privée, c’est indécent), des parcs publiques ont été créés pour préserver cette jolie nature qui autrefois couvrait toute la péninsule et appartenait aux Natives Americans comme on dit ici. Beaucoup de noms de villes et de lieu-dits sont d’ailleurs soit indiens soit français dans la région.

Peninsula Park est donc un petit bout de forêt que l’on peut traverser en voiture, à pieds ou à vélo. Une cotisation est demandée à l’entrée du parc, si et seulement si, le véhicule s’arrête. Si on ne fait que traverser, c’est gratuit. Le jour où on s’est rendu dans le parc, il n’y avait personne pour nous faire payer. Mais une petite boîte aux lettres, dans laquelle glisser un formulaire avec notre cotisation. Et si, les gens payent quand même.

On a payé donc, puisque l’idée était de monter tout en haut de la tour pour en prendre plein la vue. Avec un vent pas possible. J’ai été brave, je l’ai fait, et ça vaut le coup.


Inside peninsula

Un petit aperçu de cette péninsule.


Yacht.

Vous vous souvenez quand je vous parlais des yachts de riches? Ben voilà.


Ranch on the road.