Archives de Catégorie: cultural differences

Camping.

Non, moi j’ai pas campé, je n’ai fait que traverser en vélo ce joli parc (celui qu’on voyait en face du voilier, en face des maisons aux plages privées, et derrière les copains qui pêchent, vous voyez?). Un joli parc qui monte et qui descend d’ailleurs, ça fait éliminer les sundays, surtout quand on trouve pas la sortie… Bref.

Non donc, je n’ai pas campé, MAIS JE SUIS RASSUREE… Pour quand je reviendrai et que je camperai: je suis sûre de ne pas rater ma messe, mon worship, tout est bien affiché au campement. Et ben, oui, on sait jamais, peut-être que d’ici là un dieu se sera manifesté à moi, la foi m’aura conquise… Surtout que je le trouve très inspirant ce tableau, y’a du choix…

C’est peut-être la sainteté ambiante qui fait pousser les arbres à travers les rochers…

 

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Outside Movie Theatre, The Drive In.

Une vraie expérience américaine! On arrive à la tombée de la nuit, on installe sa voiture à côté d’un haut-parleur (qui se coince dans la portière)(mais il y’a aussi une station de radio qui diffuse le son du film, c’est le progrès), on va acheter du vrai pop-corn qui sent bon le beurre, on s’emmitoufle dans un plaid, à l’aise dans son pyjama (c’est le soir, et c’est les US), certains sortent même des matelas, on envoie ses gosses jouer sur le devant de la scène et enjoy!!! Y’en a pas mal qui piquent un bon roupillon d’ailleurs…

Le jour, voilà à quoi ça ressemble:


Map.

Je trouve cette carte si pertinente… Surtout qu’elle est made in America, hein…. Y a donc des américains pertinents. Des américains pertinents se regardant le nombril. C’est pas une bonne nouvelle ça?


Sexual crime.

Bon, alors DSK on me demande…

DSK… Les américains s’en tamponnent.

Voilà.

Non, mais comprenez, Schwarzenegger vient d’avouer qu’il trompait sa femme depuis dix ans avec une de ses employées de maison, et avait un fils adultérin avec elle. Et aujourd’hui l’affaire se dramatise: on a publié sa photo et elle n’est ni belle ni jeune!! Horreur, tromper sa femme passe, mais tromper une Kennedy contre une vieille mocheté?! Non, l’Amérique est sous le choc, l’onde s’est propagée de la Californie jusqu’à NYC, z’avez qu’à voir…

Alors, qui va aller discuter du type là, avec son nom à coucher dehors… Un français, paraît-il… Directeur du ouai, attends, un truc avec des sous…

Pour être honnête, oui, quelques uns en parlent. On est à NYC tout de même, la ville des intellos… Alors, oui, certains savent ce que c’est que le FMI. Certains se doutent que leurs infos sont légèrement manichéistes. Ici c’est simple: il l’a violé, il doit être jugé, et c’est limite si les journalistes ne concluent pas d’un « c’est bien fait pour se gueule ».

Oui, certains sont avides de savoir comment l’info est traitée outre Atlantique, tout en restant sceptiques devant les hauts cris poussés par une meute de dirigeants ulcérés qui hurlent au complot sans dire jamais qu’il aurait pu effectivement la violer et peut-être un peu trop prompts à réutiliser leur vocabulaire sexiste, soigneusement conservé au placard, mais jamais relégué à la cave… Aux US, on doit prouver son innocence, et tant qu’on ne l’a pas fait, on est considéré comme coupable et la victime est une victime. Et Dieu sait qu’on aime protéger les victimes aux US. Dans un pays qui a fait de la lutte contre le harcèlement sexuel un point d’honneur, et un levier de pouvoir, croyez moi, remettre l’affaire en cause est très très progressiste. Et très peu le font.

Oui, certains sont assez critiques pour s’intéresser aux ficelles économiques et politiques qui auraient pu être tirées à bon escient pour abattre cet homme.Oui, certains font l’effort de mémoriser son nom. Ou presque. Oui, certains attendent le jugement, et suivent presque l’affaire de près. Mais, hé, le jugement c’est dans six mois… D’ici là, Schwarzy aura pu avouer que seule la beauté intérieure compte, qu’il va divorcer de la Kennedy pour marier sa Mexicaine de cinquante ballais, et qu’il compte légaliser le mariage gay en cadeau de ses propres secondes noces.


Mais que se passe-t’il au pays des Ice Creams, je vous entends vous demander? Ah, mais votre question tombe à pic, c’était Ice Cream Day justement. Oui, free glace dans tous les Haagen Dazs, de 16h à 23h… Devinez où j’ai couru après mon cours? (Oui, parce qu’en plus, c’est ma prof qui nous a mis au courant…)

J’aime bien l’Amérique!


Bin Laden Of course.

The Sphere, Battery Park.

Bon. Ben Laden (Bin pour les américains) est mort. Serait mort, pourrais-je dire. Parce qu’ici, ben… peu de gens y croient vraiment. Il faut dire, que, plus les jours passent, plus les infos se contredisent…

Remontons le temps:

Hier matin, l’Amérique se réveille et apprend qu’Obama est mort. Mince, Obama, c’est pas cool. Obama Bin Laden Dead. Fox News fait la boulette. (Reprise par la BBC. Et puis par La Croix. On est pas en reste.)

Hier matin+1, boulette corrigée, l’Amérique se réveille et apprend qu’Osama Bin Laden est mort. L’Amérique se partage. Enfin, peut-être pas l’Amérique. Pour ce que j’en sais, New York se partage. En trois. Ceux qui s’en fichent. Peu nombreux quand même, mais y’en a. Ceux qui, très emphatiques dans leur douleur comme peuvent l’être des Américains (avec tous leurs sentiments d’ailleurs) sont soulagés, contents, revanchards, émus… Et ceux qui n’y croient pas.

Ceux qui sont soulagés, y’en a. Depuis hier matin donc, on ne parle que de ça. Et les blessures se rouvrent. Le traumatisme n’est pas loin, même pour ces descendants de pionniers qui n’ont comme mot d’ordre que d’avancer. Le Wall Trade Center est encore en construction, et, à vrai dire, depuis peu. La ville est toujours en train de panser cette plaie, comme le sont les gens qui ont vécu l’évènement. La mort d’Osama rouvre les blessures, mais peut-être mettra-t’elle un point final à l’histoire. Beaucoup de New Yorkais regrettent les guerres de Bush, et aimeraient vraiment passer à autre chose. Peut-être y voient-ils l’occasion, encore une fois, de move on, d’aller de l’avant.

Et puis, il y a donc ceux qui n’y croient pas. Et ils sont nombreux. Et ce, depuis le 11 septembre. Les Américains sont à la fois prompts à croire les pires bêtises (comme, mangez du pop corn, c’est bon pour votre coeur. Ou, la fin du monde a changé de date, c’est mardi prochain, préparez-vous. Ou, vous savez quoi, on se demande si Darwin avait vraiment raison, peut-être pas, le Pape et nous, on a comme un doute…) et à mettre en doute les actions de leur gouvernement. J’ai souvent entendu des gens prêts à croire à la thèse du complot au sujet du 11 septembre. Alors qu’ils peuvent être à la fois extrêmement défensifs envers leur pays… La boulette de Marion Cotillard avait fait tout un foin mais elle a aussi eu pas mal de résonance, si bien qu’ils sont alors prêts à croire que les français partagent tous la thèse du complot avec eux.

Il faut aussi vous dire qu’ici, il y a des chaînes de télévision entièrement consacrées aux phénomènes paranormaux. C’est un sujet qui les passionne et qui rapporte assez d’audience pour avoir trois chaînes de télé et des soirées prime time sur les plus grandes chaînes généralistes.

Alors, l’idée qu’Osama Ben Laden soit tué, mais qu’on ait ni corps, ni photo, ni film, a de quoi les rendre suspicious, nos Américains.

Et puis, aujourd’hui dans les journaux on a la photo d’Hilary, Obama et leur clique à la Maison Blanche en train de regarder l’écran sur lequel passe le film de l’assaut sur le QG d’Osama. De quoi calmer les soupçons.

Et puis, ce soir le grand débat porte sur: a-t’on bien fait de le tuer alors qu’il n’était pas armé. Et puis, on apprend qu’il était armé. Et puis, on apprend qu’il n’était pas armé et s’est servi d’une femme comme protection. Et puis, on apprend que c’est sa femme. Et puis, on apprend qu’elle était armée mais pas lui. Et puis, on apprend qu’elle n’était pas armée. Bref, vous l’aurez compris, on fait de l’audience, mais on a pas d’infos.

La Maison Blanche débat pour savoir si elle diffuse le film ou pas. Les New Yorkais débattent pour savoir s’il faut y croire ou pas. Les New Yorkais auraient bien aimé avoir le corps sous les yeux pour y croire. Les New Yorkais qui attendaient ça depuis dix ans veulent ben y croire très très fort…

Ah oui, PS: tout le monde par contre est d’accord pour se dire qu’il y aura des représailles. Dans mon cours, il y a un Coréen qui stresse. Il est vrai que nos cours se passent dans un building qui touche l’Empire State Building. Le plus haut building de NYC maintenant que les tours sont tombées, nous rappelle sans cesse notre Coréen… Ambiance.


Huge cultural difference…

Les paquets de mouchoirs s’ouvrent sur le côté. Ouaip.