Archives mensuelles : juin 2012

Wink in the country.

Au détour des chemins dans la profonde campagne, on tombe sur des mini églises viking.

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Bailey’s Harbor

A Bailey’s Harbor, une petite ville sur la côte est de la péninsule (donc côté lac) il y a le plus chouette magasin de mocassin du monde (oui, alors, non, je ne les ai pas tous fait, j’ai pas fait le tour du monde des magasins de mocassin, mais j’ai pas besoin, on est plus dans du comparatif relatif là, on est dans de l’absolu. Un référé, pas de comparant. (Pardonnez moi, je suis en plein dans des révisions de grammaire…))

Bref. Mais ce que j’ai fait comme une andouille, enfin, ce que je n’ai pas fait, c’est prendre des photos des mocassins en question. Alors, juste, croyez-moi sur parole, allez-y, vous allez tomber d’accord avec moi. L’adresse, c’est facile, une fois rendu à Bailey’s Harbor, vous traversez le village jusqu’à voir ces deux indiens. C’est là.

Sinon, la ville est très mignonne aussi.


The Lake Michigan.

Que je vous montre enfin le Lac!! A force de ne vous en montrer que la face cachée vous allez être frustrés. Mesdames, Messieurs, le voici! Une vraie mer intérieure, y’a pas à dire.  Qui forme un « trou du souffleur » comme en Bretagne. Ah, ben non, on est pas dépaysé… (si, un peu, quand même).

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Accessories.

Vous l’aurez compris, on ne plaisante pas avec les accessoires. Ils font toute la définition du look, et son originalité.

Les petits panneaux portent les noms de famille des habitants du coin et la direction de leur maison. Mignon, non? Et les boîtes aux lettres, elles vous plaisent pas?


Outside Movie Theatre, The Drive In.

Une vraie expérience américaine! On arrive à la tombée de la nuit, on installe sa voiture à côté d’un haut-parleur (qui se coince dans la portière)(mais il y’a aussi une station de radio qui diffuse le son du film, c’est le progrès), on va acheter du vrai pop-corn qui sent bon le beurre, on s’emmitoufle dans un plaid, à l’aise dans son pyjama (c’est le soir, et c’est les US), certains sortent même des matelas, on envoie ses gosses jouer sur le devant de la scène et enjoy!!! Y’en a pas mal qui piquent un bon roupillon d’ailleurs…

Le jour, voilà à quoi ça ressemble:


Door County’s views

La campagne…


Recall.

Les élections me poursuivent, ou bien je poursuis les élections, toujours est-il qu’à peine je quittais les présidentielles françaises, que je me suis retrouvée dans un contexte politique aussi passionnel.

Il ne s’agit pourtant que du Gouverneur du Wisconsin, mais pour tout un tas de raisons, le tension est bien palpable. Il faut dire que c’est un recall. Le système politique américain, malgré toutes ses fêlures, a parfois des éclairs de génie, et le recall me paraît bien en être. Il n’est pas applicable à tous les niveaux, porte un autre nom au niveau présidentiel, mais en l’occurrence marche très bien pour un gouverneur. Ce dernier est normalement élu pour 4 ans. Mais s’il vient à faire assez de bêtises pour mécontenter l’opinion publique, et c’est chose commune pour un Républicain comme chacun sait, il peut être challenger dès la première année de son mandat. N’importe quel citoyen, dès lors qu’il est insatisfait, peut appeler le City Hall, la mairie, pour demander un recall. Il faut ensuite un certain pourcentage de signature, basé sur le nombre de citoyen, et si le nombre est atteint, l’élu se fait disputer son poste à nouveau, avant la fin de son mandat.

Scott Walker, gouverneur républicain du Wisconsin, et surtout visiblement pas un mec bien (je veux dire, soyons clairs: Tea Party. On a pas besoin de plus d’explication, si?)  s’était mis à dos les syndicats de la fonction publique, réduisant les payes des middle class, abaissant les impôts sociaux, augmentant les déficits… Bref, que des bonnes choses. Dès la première année le voilà frappé d’un recall.

Seulement, les résultats viennent de tomber, il est maintenu. C’est la première fois que ça arrive, qu’un candidat se maintienne après un recall. Et du point de vu démocrate, c’est la cata. D’abord pour le Wisconsin lui-même, qui devra faire face à cette politique si humaniste pendant encore 2 ans, et puis pour les autres états dans lesquels le parti Républicain craignait de s’engager dans les mêmes conflis sociaux alors qu’il a bien envie de faire passer les mêmes lois, et puis enfin pour les présidentielles, le Wisconsin ayant été un état facilement acquis aux Démocrates lors des élections précédentes.

Des pancartes comme celle de la photo, il y en a dans tous les jardins. J’ai été vraiment étonnée par le courage et la détermination des citoyens d’afficher ainsi, partout, leur conviction. Il faut bien avoir à l’esprit que le tissu social est très dense, surtout dans les campagnes américaines (qui sont vraiment très différentes des campagnes françaises). Tout le monde se connait plus ou moins, il est obligatoire lorsque l’on croise quelqu’un d’au moins faire bonjour de la main, comme pour assurer tout un chacun de sa bienveillance. Les conversations se provoquent très vite, toujours polies, gentilles, respectueuses. On parle de la pluie, du beau temps, du jardin, de l’air du temps, des sujets légers, légers, on rit surtout, et surtout on ne se fâche pas avec son voisin. Alors comment, mais comment diable, assument-ils de fleurir leur jardin, le revert de leur veste, leur voiture avec des pancartes, des badges, des autocollants affichant leurs profondes convictions politiques. J’en ai discuté avec les concernés bien sûr, et bien sûr m’ont-ils dit, c’est le jeu et cela créé des tensions, mais généralement pas aussi intenses que celles-là. Il faut dire que derrière tout ça c’est une vraie question de sous (mais qu’est ce qui n’est pas soutenu par des raisons pécunières aux US, je vous le demande?). Et de gros sous. Walker a récolté 29 millions de $ dans le Wisconsin, et 16 millions hors Wisconsin, soit un total de 45 millions de $ pour sa campagne. Barrett, son opposant démocrate, 9 millions. En tout.

Alors, ben, les pancartes de Scott étaient nettement plus jolies, plus grosses, plus brillantes. Je regrette de ne pas avoir pris une photo de celles de John Barrett, mais elles étaient bien plus petites ou souvent faites main. Et puis, les spots publicitaires de Walker étaient incessants, bien plus longs, mieux mis en scène. Les Républicains font feux de tout bois, attaquent sur tous les fronts, n’ont pas peur des bassesses. Tout cela contribue-t’il de la réélection de Walker? En tout cas, ce qui parait bien plus inquiétant, c’est le soutient hors état. Les gros sous viennent d’ailleurs, ce qui prouve bien que l’enjeu n’est pas circonscrit qu’au seul Wisconsin, mais que les investisseurs voient plus grand et plus loin.

Je vous glisse les liens de deux articles très intéressants si vous voulez en savoir plus. En français.

Le Monde

L’Express