Archives mensuelles : mai 2012

Yacht.

Vous vous souvenez quand je vous parlais des yachts de riches? Ben voilà.

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Ranch on the road.


Sm’eegs.

Can I have some eggs, please? Can I have sm’eggs, please?

Ah, j’ai une recette pour vous: the perfect scramble eggs. La vraie recette en direct d’une vraie cuisine familiale:

Des oeufs battus, du jambon coupé en tout petits morceaux, du fromage qui fond, de l’huile. Et on remue sans arrêt jusqu’à cuisson optimale. On ajoute des toasts beurrés et voilà (les américains adorent dire and voilààà, en français.)


Sturgeon Bay.

Milwaukee, c’est donc où j’ai atterri. Sturgeon Bay , c’est là où j’ai posé mes valises. Moi qui voulais aller dans les Hamptons, je suis ravie. ça y ressemble parfaitement. Ce qu’on y fait? On y fait des yachts pour les riches du monde entier, et on répare des yachts pour les riches du monde entier. Bon, là je vous montre les vieux bateaux d’abord.


Wink on the road.

Une famille goose en ballade.


Leon’s.


Premier réflex en atterrissant d’un vol New York-Mineapollis, Wisconsin? Un drive-in des années cinquante, qui sert des hot-dogs, des sundays et surtout des custards. On y arrive en voiture, on se gare, on commande au comptoir, et on mange sur le parking. Les néons ont survécu, mais on a perdu en route les serveuses en patins pour apporter les commandes directement à la voiture… What a pity.

Petite leçon de typologie de glace aux US:

Ice milk, de la glace au lait donc, pas super bon, mais plus léger.

Ice cream, la super connue crème glacée

Custard, le top de la glace pour les connaisseurs, celle qui contient encore plus de crème. Autant vous dire que ça a plus le goût de crème que de saveur.

A tout ça s’ajoute des hors catégories: les frozen yogurt (glace au yaourt, pour les ayatollahs de la calorie) les gelati italiens, les sorbets français, qu’ils prononcent sorbêêê, sans le « t » pour une fois… C’est qu’on est sérieux avec la glace aux US.


Cool Kids.

Les cools kids habitent à Brooklyn.

Enfin, d’abord, les cool kids ont habité le West Village (Manhattan). Puis les cool kids ayant créés des artistes, ils ont attirés les art dealers. Le West Village est devenu un vivier connu. Le West Village est devenu trop cher.

Alors, les cool kids ont habité SoHo (Manhattan). Puis les cool kids ayant créés des acteurs, ils ont attirés les producteurs. SoHo est devenu un vivier connu. SoHo est devenu trop cher.

Alors, les cool kids ont habité le East Village. Puis ils sont partis du Est Village. Ils ont traversé East River par le Brooklyn Bridge et se sont trouvés des lofts à Williamsbourg. Puis Williamsbourg est devenu le village des cool kids côté Brooklyn, le talent s’est autant  dilué que les prix ont montés. Les cool kids qui restent à Williamsbourg ont beau se laisser pousser la barbe, se tatouer les bras, porter des jeans serrés et des bonnets même en été, ils n’ont plus comme étiquette que celle d’Hipsters, qualification qui raconte leur style pointu et l’uniformisation de leur âme d’artiste.

La migration des vrais cool kids, ces artistes sans le sous qui brulent de créativité, continue toujours plus loin dans Brooklyn, attirés par l’espace bon marché, chassés par la popularité qu’ils créent.

Aujourd’hui les cool kids vivent à Bushwick, un quartier rude au nom duquel les vrais New Yorkais, ceux qui ont vue sur Central Park de leur balcon, froncent sourcils et mentons dans un seul et même élan de dégout. Mais les investisseurs eux, s’arrachent les vielles usines, les vieux hangars, y amènent électricité et eau, les transforment en lots et les vendent aux cool kids. Ou les vendent à d’autres investisseurs qui les louent aux cool kids.

On y vit en bande, on se crée des  mezzanines sous les hauts plafonds, on y brûle en été, gèle en hiver, on y roule à vélo, on entend tout de ses voisins, on coupe ses cheveux bizarrement et on s’habille aux puces.