Archives mensuelles : août 2011

Irene.

Bon, ben… rien à signaler. Du vent, de la pluie, conséquemment, mais c’est tout. Pour nous, sur la colline. Parce qu’en bas, c’est l’inondation générale. J’ai pas d’image, hein, je ne suis pas allée prendre de photos. Par contre j’en ai de mon quartier…

Avant:

Les jolies maisons, avec leurs beaux arbres, pour lesquels je craignais le pire

Mon supermarché, qui s’est barricadé

Et après, les « dégats »…

Le métro est fermé, on ne sait pas pour encore combien de temps, mais probablement pour un bon bout, vu les inondations…

Et puis, bon, les… quelques branches et tonnes de feuilles.

Et tant qu’à faire, la ballade de constatation s’est finie sur un bouquet

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Nobody’s gonna dye.

Je voulais vous montrer Coney Island de nos jours, mais je postpone, (j’aime beaucoup postpone, ça veut dire reporter, remettre à plus tard… Je postpone pas mal moi-même…), à cause d’Irène, pour vous tenir informés de cette assertion énoncée avec grande assurance par ma voisine de charriot dans l’allée 4 de mon supermarché bondé, cette arpès-midi.

« Nobody’s gonna dye ». Personne ne va mourir, m’a-t’elle dit, sur un ton navré, rehaussé d’un regard tinté de condescendance amusée, face à mon argumentaire. Argumentaire que j’adressais à mon amoureux, au sujet de la grande nécessité de bien se munir de chocolat au cas où. « Les cacahouètes, c’est plein de potassium » disait-il. « Et, ben, le chocolat, c’est plein de magnesium. Et puis, si on doit mourir, autant que j’ai une tablette de chocolat sous la main. » C’est cette dernière partie de réplique que ma sermonneuse a dû entendre. Je lui ai chuchoté, « oui, mais c’est mon excuse », et j’ai filé au rayon concerné.

Je suis donc heureuse de vous annoncer: le placard contient six conserves de soupe, low sodium (moi), deux conserves de fruits au sirop (lui), une de compote de pomme (moi),  des vraies pommes (moi) et des vraies bananes (lui), du lait de soja an briquette  (moi), des céréales (nous),  des barres de céréales (trois paquets)(lui), du saucisson (lui), du fromage (moi, of course), du pain (nous), du beurre de cacahouète (lui, beurk), des figues sèches (nous), des cacahouètes (lui), des tomates (moi), des bébés carottes (deux paquets)(lui), des cookies (moi moi moi)(un seul paquet), deux plaquettes de chocolat (nous, sans mauvaise foi)(chacun le sien). Et aussi, une radio, qu’on recharge à la manivelle, avec batteries solaires, port USB et lampe intégrée (tout ça!), des bougies, des lingettes, du papier toilette, de l’eau, et puis tout ce qu’il y avait déjà.

120$ de courses. C’est le supermarché qui est content! Et encore, c’était bien le minimum. Non, parce que j’avais pas l’air de me rendre compte du sérieux de la situation, voyez. J’ai quand même réussi à lui faire admettre, que non, c’était pas forcément plus intelligent de se réfugier au fin fond de la Pensylvanie. On ferait quoi, hein, si on ne pouvait plus rentrer à NYC, sans voiture, paumés au milieu de nulle part? Et puis, j’habite sur une colline à NY, donc même si le niveau de la mer monte de 9 mètres (c’est ce qui est prévu), on ne se noiera pas. Les autres oui, mais pas nous. (Ça aurait été plus embêtant s’ils s’étaient mis à nous évacuer de force. 6 millions de personnes, en deux jours, ça faisait beaucoup. Ou trop peu, selon son point de vue. Maintenant, on verra demain. J’ai comme un petit doute sur le sérieux de la situation, c’est vrai. Après Katrina, j’ai plutôt l’impression que les autorités jouent au plutôt prévenir que guérir… Et je commence à avoir l’habitude de l’exubérance dramatique américaine…)

Anyway, on est préparés, Irène. T’as beau avoir décidé de faire trembler toute la côte, on est prêts, on t’attend. Oh, y’a bien des chances qu’on s’affole pour rien. Comme dit Bloomberg, et tout le monde à sa suite, let’s prepare for the worst and prey for the less. Disons que chez moi, on est surtout préparés pour le pire…


Coney Island, before.

Moi, quand j’ai pris le train pour Coney Island, j’ai pensé féérie, sans vraiment avoir d’image précise en tête, mais bon, quand même, ça avait une certaine aura… (ah si, je sais! J’imaginais Pinocchio, en fait. Vous savez, quand il s’échappe vers le parc. Ce genre là.)

En fait, ça n’a plus rien à voir avec ce que c’était. C’est petit, d’abord. C’est neuf. C’est pas fini. C’est bas de gamme. C’est criard. Bref.

Et puis il a y un bar, une sorte de garage tout moche, dont tous les murs sont recouverts de photos et cartes postales jaunies, passées, collées au scotch. Et la c’est Nostalgie, grand moment.

C ‘était ça, Coney Island:

La cité de la lumière, du rêve, des enchantements… Avec des animations plus drôles, dangereuses, voire scandaleuses les unes que les autres…
Tiens, par exemple:
Une tour de saut en parachute!
Y’avait aussi un théâtre avec des souffleries qui faisaient s’envoler les jupes des filles. Si leurs cavaliers n’étaient pas contents, un clown leur filait une décharge électrique!
Et puis les premières courses de lévriers automatiques. La grande roue. Les montagnes russes…

Street art, Coney Island.

C’est joli, non? Très poétique… C’est un collectif d’artistes qui a fait ça. C’est sur le mur en face de la gare de Coney Island. C’est ce qui nous accueille quand on arrive. Alors, on se dit « Roh, joli! Rho, comme ça va être bien Coney Island… »

 

 

Et puis, finalement on se dit qu’on aurait pu s’arrêter là. Franchement, y’a plus rien à voir, à Coney Island. C’est triste.

 

 

 

 


Earthquake.

Ah non, mais vraiment! C’est à se demander si je suis sur la même planète que tout le monde, moi!

5.9 sur l’échelle de R. et je ne sens rien. Mais rien, hein, vraiment. Alors que tout le monde, TOUT LE MONDE, l’a senti. On a même évacué des buildings à Manhattan…

Et mon amie Sarah qui se trouvait sur la petite île de Governors Island dans le golf de NYC s’est retrouvée coincée sans pouvoir prendre le ferry pour rentrer, à cause de grosses vagues potentielles (ou avérées, je ne suis pas allée vérifier) voire, de tsunami!

Je râle. J’aurai bien aimé experienced l’earthquake de NYC… J’te jure…

PS: tiens, lecteur, voilà un bout de mauvaise presse Newyorkaise, AMNY, un quotidien gratuit que je lis le matin, quand je m’ennuie en classe, et qui en parle.


Soon…

…je vais revenir.