Archives mensuelles : mai 2011

Wonderful

Ah qu’il est dur le retour! Je vais pas vous faire le coup de « ça y’est je suis blasée par NYC », hein, loin de là… Mais regardez ça:

C’est un avant goût des prochains posts. Pour l’heure, il faut que je reprenne le rythme!


Week end off

Les amis, il fait beau, il fait chaud, et lundi c’est férié. Vous croyez que je vais rester à blogger derrière mon écran? Sorry guys…

Je pars à la campagne!!! (Yes!!!)

Bon week-end à vous aussi et rendez-vous la semaine prochaine pour le compte rendu then.

 

(regardez comme il fait beau à Madison square garden…)

 

 


Wink in my kitchen.

C’est bête mais on s’habitue à des choses et on les croît immuables… Ici, le beurre est en barre, et heureusement, heureusement, ma mère m’a appris à cuisiner à vue de nez (j’ai pas eu le choix, hein. Bon. Mais, dans certains cas, ça tombe bien. Parce que les tablespoons et les cups pour moi ça équivaut aux pieds ou aux noeuds, soit un grand mystère.)

Et mon crumble était délicieux. Mes colloques n’ont pas résisté à m’en chiper des parts…


Sexual crime.

Bon, alors DSK on me demande…

DSK… Les américains s’en tamponnent.

Voilà.

Non, mais comprenez, Schwarzenegger vient d’avouer qu’il trompait sa femme depuis dix ans avec une de ses employées de maison, et avait un fils adultérin avec elle. Et aujourd’hui l’affaire se dramatise: on a publié sa photo et elle n’est ni belle ni jeune!! Horreur, tromper sa femme passe, mais tromper une Kennedy contre une vieille mocheté?! Non, l’Amérique est sous le choc, l’onde s’est propagée de la Californie jusqu’à NYC, z’avez qu’à voir…

Alors, qui va aller discuter du type là, avec son nom à coucher dehors… Un français, paraît-il… Directeur du ouai, attends, un truc avec des sous…

Pour être honnête, oui, quelques uns en parlent. On est à NYC tout de même, la ville des intellos… Alors, oui, certains savent ce que c’est que le FMI. Certains se doutent que leurs infos sont légèrement manichéistes. Ici c’est simple: il l’a violé, il doit être jugé, et c’est limite si les journalistes ne concluent pas d’un « c’est bien fait pour se gueule ».

Oui, certains sont avides de savoir comment l’info est traitée outre Atlantique, tout en restant sceptiques devant les hauts cris poussés par une meute de dirigeants ulcérés qui hurlent au complot sans dire jamais qu’il aurait pu effectivement la violer et peut-être un peu trop prompts à réutiliser leur vocabulaire sexiste, soigneusement conservé au placard, mais jamais relégué à la cave… Aux US, on doit prouver son innocence, et tant qu’on ne l’a pas fait, on est considéré comme coupable et la victime est une victime. Et Dieu sait qu’on aime protéger les victimes aux US. Dans un pays qui a fait de la lutte contre le harcèlement sexuel un point d’honneur, et un levier de pouvoir, croyez moi, remettre l’affaire en cause est très très progressiste. Et très peu le font.

Oui, certains sont assez critiques pour s’intéresser aux ficelles économiques et politiques qui auraient pu être tirées à bon escient pour abattre cet homme.Oui, certains font l’effort de mémoriser son nom. Ou presque. Oui, certains attendent le jugement, et suivent presque l’affaire de près. Mais, hé, le jugement c’est dans six mois… D’ici là, Schwarzy aura pu avouer que seule la beauté intérieure compte, qu’il va divorcer de la Kennedy pour marier sa Mexicaine de cinquante ballais, et qu’il compte légaliser le mariage gay en cadeau de ses propres secondes noces.


Roommates.

Mesdames et Messieurs, mes colocataires:

John. 24 ans, trompettiste professionnel, sympa, drôle, un poil rigoriste. Joue à 9h, lunche à 12h, joue à 13h, dîne à 18h, joue à 21h, dort à 23h. Tous les jours. Il s’occupe des papiers administratifs, pousse la vaisselle sale sur les côtés (celle de Jesse), et attend patiemment que quelqu’un (Jesse) rachète au choix, papier toilette, sopalin, liquide vaisselle, quand ce n’est plus son tour (depuis trois fois).

Jesse, 35 ans, comédien et journaliste au New York Times. Bordélique, drôle, tendre, bordélique, bordélique, bordélique. Toujours prêt à discuter, à regarder des matchs à la TV, à partager les bonnes adresses, et à goûter mes desserts. N’a les pieds sur terre que pour les potes, et fais des efforts pour contenir son bordel dans sa chambre, où, là….

Et moi. La Fille. Se fait voler ses desserts, et rachète des éponges à tour de bras.

Et rigole bien.