Archives mensuelles : février 2011

stop by.

 

Hier, il a fait plus chaud à New York qu’à Bordeaux. Aujourd’hui, il neige. Pas le temps de s’ennuyer. Jonglage de garde-robe, ruée vers le soleil, rush sur les radiateurs… et peu de temps pour poster… C’est le week-end, des amis parisiens sont là aussi,  je suis à peine chez moi, mais promis, promis, je me rattrape bientôt. En perspective, le Brooklyn Bridge, superbe. Et puis du rock’n roll aussi. Oh yeah!


Up.

Il fait beau! Et chaud! (Pas de grandes dissertations ces jours-ci donc, je suis bien mieux dehors que devant mon écran, ne vous en déplaise…) New York est assez sympa pour nous offrir quelques petites journées de printemps en plein hiver, histoire de nous faire patienter, de nous remonter le moral, et de nous rappeler que le temps des maillots n’est plus très loin, cesse de manger des cheesecakes ma fille…

J’ai passé la journée dehors, j’ai même déjeuné en terrasse, à Madison Square Garden, j’ai même tombé le manteau, dites! Et puis j’ai beaucoup marché le nez en l’air jusqu’à la tombée de la nuit. Et mon appareil photo reprend des photos, joie, bonheur, mitraillage.

 

Across 6th Ave. and 22d street…

L’Empire State Building, vu du Madison Square Garden

Le Flatiron Building, (littéralement l’immeuble fer à repasser). Il a toute ma sympathie celui-là. Remarquez, les autres aussi. J’aime bien les buildings. Mais celui-là est vraiment marrant.

Lunch en terrasse, aaahhhhaaahhh!! Le bonheur! Un avant goût de ce que va être New York au printemps, et je sais déjà que je vais adorer ça. Et je sais aussi (vu qu’il fait déjà chaud avec 14°) que l’été sera infernal.

Eataly, c’est le fin du fin du marcket de luxe. C’est beau, c’est bon, c’est cher. Et c’est italien, comme son nom l’indique. Je crois bien que les américains préfère l’Italie à la France, même pour la gastronomie.

On remonte le long de la 6th Ave, et on arrive au Bryant Park Hotel, Bryant Park, 42d st and 5th Ave. (derrière la Main Library).

 

Le Bryant Park abrite une patinoire en ce moment, où des messieurs en costume viennent passer leur pose à faire des tours de piste. Ça ne fait pas rire que moi qu’ils aient mouillé leur pantalon aux fesses.

Et puis, quand les premières lumières s’allument, on remonte vers Times Square, l’illuminé, pour rentrer à la maison:


Kingdom.

 

Dylan’s Candy Bar, 1011 3rd Avenue.

 

Ça se passe de commentaire, non? Juste pour le plaisir des yeux… (Non, je n’ai rien acheté… Sans être frustrée en plus… Je commence à plus en pouvoir, de tout ce sucre… Hier, j’ai commandé un chocolat chaud, dans un  endroit branché, réputé pour, et pour leur cookies aussi (dégoulinants de beurre) et qui propose un festival de chocolats chauds (tous les jours du mois un chocolat différent). J’en ai bu deux gorgées. C’était du chocolat blanc avec un marshmallow fondant par dessus. Ode à l’ours blanc, qu’ils l’ont appelé. $6 pour être écoeurée à vie du chocolat blanc. Radical.)


Happy V-day.

 

So, me voilà de retour en territoire civilisé, (oui, Brooklyn, des fois, c’est la cambrousse à côté de Manhattan) et je peux de nouveau vous raconter des histoires sur ces drôles de gens que sont les américains.

Valentine’s day, tiens. Ça, c’est marrant. V-day pour faire vite.

Tous les magasins sont remplis de coeurs et d’angelots depuis un mois déjà. Le calendrier de la consommation ne supporte aucun break. Juste après Noël, c’est les soldes. Juste après les soldes, c’est V-day. Et c’est le moment de recevoir des conseils love de partout, de manger love, de se coiffer love, de porter love, de respirer love et surtout, surtout, de consommer love.

Tout le monde râle après V-day, tout comme en France. Après tout ce n’est qu’une fête créée pour vendre des cartes. (Et Dieu sait que ça marche!!! Il y a des magasins entiers dédiés aux cartes. Des rayons entiers dans les super marchés. Il faut vraiment que je vous en fasse des photos. (Si mon appareil photo veut bien fonctionner à nouveau (j’ai un problème de carte-mémoire), sinon, je vais être en chômage technique…)Des cartes pour toutes les occasions. Oh, oui, tiens, les cartes, ça mérite un article entier!). Et puis pourquoi ce jour là. Et puis on a pas besoin d’un jour spécial pour se dire qu’on s’aime. Et puis, pourquoi s’imposer le cul-cul gnan-gnan du resto rangé comme tout ces autres couples sous les ballons en forme de coeur, à manger le même special V-day meal? Hein? Non, tout le monde est rebelle trois jours avant V-day. Rebelle. L’amour en vitrine c’est pénible.

Et puis V-day arrive.

 

Et là, TOUT LE MONDE se souhaite un Happy Valentine’s day! Tout le monde à tout le monde.( Ça m’a fait très bizarre que le petit ami de Stefanie me souhaite un Happy Valentine’s day… )Les amis se le souhaitent. Les enfants à leurs parents. Les gens aux gens. Les roomates à leur roomates (et ça c’est troooop cool!). ET SURTOUT, dans les rues, tous les garçons sont très embarrassés par leur bouquet de fleurs, toutes les  filles sont très déséquilibrées sur les talons hauts (et congelées dans leur mini-jupes), et tous les restaurants sont remplis de couples sagement rangés sous les ballons en formes de coeurs… Trêve de cynisme, trêve de réalisme, si tu veux que ton couple survive à V-day, t’as intérêt à te conformer. Et les rayons des cartes spéciales V-day sont bien salement amochés le soir…

 

Anyway, moi, je ne crache sur aucune possibilité de recevoir des cadeaux, et j’étais super contente de ça par exemple:

 

Ou de pouvoir me goinfrer (non, même pas vrai, ces bonbons sont trop sucrés et salés en même temps! Juste avec un, t’es repue) de Reese (beurre de cacahuette entouré de chocolat. Un désastre.) et de M&M’s so sexy! Et tout ça trois jours avant le D day puisque j’étais pas là pour le vrai V day… Héhéhé.

 


Brooklyn pause

Je passe le week end à Brooklyn, un peu loin d’une connexion internet, donc pas trop de post jusqu’à mardi (disons, pas un tous les jours, pour sûr, et peut-être pas du tout…). Mais c’est pour mieux revenir la semaine prochaine. Et d’ici là, vous pouvez toujours vous lâcher dans les commentaires, je n’attends que ça!

 

Et voici chez qui je passe le week-end:

 

Isn’t she lovely?


Public Library.

Vous vous souvenez quand je vous disais que j’avais passé un super week-end la semaine dernière? Et que j’avais plein de choses à vous raconter? (Et que j’ai pas vraiment tenu ma promesse?)

Il est temps que je vous parle de la chance que j’ai eu de pouvoir visiter la New York Public Library. Oh, tout le monde peut la visiter, vous avez raison, comme son nom l’indique, elle est publique… Mais moi, j’ai joué de mes charmes, j’ai obtenu une visite guidée privée,  et j’ai pu visiter les endroits secrets, rentrer dans le ventre de la bête, passer de l’autre côté du miroir!

Aujourd’hui donc, je vais (enfin) vous faire visiter la New York Public Library. Sous ce nom sont regroupées 89 bibliothèques différentes, dans Manhattan, le Bronx et Staten Island. Mais celle dont je vous parle est la première, la plus grande, la plus ancienne et la plus belle. La bibliothèque mère, on va dire. Les New Yorkais disent the main library. Elle s’appelle l’ Astor Library. Ou la Lenox Library. Ou la Tilden Library. Comme vous voulez.

Elle a une jolie histoire.

Vous vous souvenez du Bryan Park? La bibliothèque clôt le parc, et ses collections se déploient en dessous. C’est grâce à de riches philanthropes, qu’au 19ème siècle est née la bibliothèque de New York. (C’est très courant chez les anglo-saxons, la philanthropie… C’est un truc de Protestant. Et puis, après, on a droit à son nom gravé partout. Je trouve que philanthropie, ça rime avec bonhomie et sympathie mais pas trop avec modestie… (Je trouve ça quand même vachement bien, hein. (Je suis juste un tout petit peu critique pour ne pas vous assommer encore de « qu’est ce qu’ils sont biiiien ces américains »…) Mais nous aussi, on a ça, et chez nous c’est du mécénat.)(Et j’ai pas l’impression qu’on en fasse tout un plat.) Enfin, grâce à ça, ils ont quand même de plus belles Universités (oui, aussi parce que les droits d’inscription sont démentiels). Les institutions publiques fonctionnent beaucoup avec la philanthropie encore aujourd’hui, et c’est là que ça peut coincer, si vous voulez mon avis, de philanthropie à dessous de table il y a une frontière (politique) très mince… (Mais c’est la même sur tous les continents si on y pense bien.))

(Trêve de digressions, revenons à nos moutons.)

Un des très riches fondateurs de la Library est John Jacob Astor.

Ce jeune allemand a réussi à devenir le premier milliardaire américain, durant la première moitié du 19ème siècle. Sorti d’une famille de fabricants d’instruments de musique, il est envoyé à New York avec quelques violons, (ou flûtes?) sous le bras. Sur le bateau, il rencontre de riches américains qui le convainquent facilement de laisser tomber les violons pour la fourrure. Il fait très vite fortune, devient l’un des plus importants hommes d’affaire de New York, puis commence à jouer au Monopoly grandeur nature et achète à peu près tout Manahattan, qui à cette époque là n’est pas encore construite plus haut que Union Square. Au fur et à mesure que les émigrants arrivent, que la ville grossit et s’enrichit, Astor revend les terres et les immeubles et assoie sa fortune. Humaniste et mécène, à sa mort, il fait don de $400 000 pour doter la ville d’une bibliothèque accessible au public.

Un autre des fondateurs de la Library est James Lenox, bibliophile et philanthrope, qui fit don de sa collection de livres à la ville, et notamment d’un des joyaux de la bibliothèque (qui en est encore très fière), la première  Bible imprimée par Gutenberg himself à être arrivée sur le Nouveau Continent. (elle est en ce moment visible dans une expo, et je peux dire « je l’ai vue! »)

Un troisième grand fondateur, Samuel Jones Tilden, fait fortune en tant qu’avocat et connaît une grande carrière politique (abolitionniste, pendant la Guerre de sécession, je tiens à le faire remarquer). A sa mort, ce célibataire sans enfant lègue toute sa fortune à la ville pour fonder une vraie bibliothèque publique, qui intègre alors les deux bibliothèques sus-citées, Astor et Lenox.On est en 1895.

C’est avec l’intervention d’un dernier philanthrope très connu des New Yorkais (il y a son nom partout) que la New York Public Library commence à se développer, Andrew Canergie. Ce dernier personnage est très intéressant. D’origine Scottish, de simple ouvrier, il devient grand industriel de l’acier, businessman avisé et très grand philanthrope. Puisque « C’est l’esprit qui enrichit le corps » et que  » Toute vie qui n’a pour but que de ramasser de l’argent est une piètre vie « , Andrew Canergie se consacre à la fin de sa vie à promouvoir la connaissance. Il en crée plus de 3 000 bibliothèques de quartiers, appelées les Carnegie Libraries, gratuites, aux USA, mais aussi au Canada, UK, Irlande, Australie, New Zelande, et îles Fiji. L’idée est de les financer, de les construire et approvisionner puis d’en donner la responsabilité et la gestion aux institutions locales. Il finance aussi 65 autres annexes à la bibliothèque dans New York.

Il finance, aide, soutient de multiples organisations culturelles. Entre autres, il fait bâtir le Canergie Hall, qui est toujours aujourd’hui l’une des plus belles salles de concert de tous les Etats-Unis (et qui est à deux pas de chez moi); il fait construire des universités technologiques pour les enfants d’ouvriers; il subventionne l’astronome G. Hale dans ses recherches; il fonde la Fondation Canergie pour la paix internationale; il crée The Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching, un fond de pension  pour les chercheurs et professeurs (aujourd’hui une organisation reconnue d’utilité publique aux USA); et il pense même à nous, les petits français, en nous finançant la bibliothèque art déco de Reims….

À sa mort en 1919, il laisse plus de $350 millions à diverses fondations, et 30 millions supplémentaires sont légués à diverses œuvres de charité.

On comprend qu’il soit encore cité en exemple comme le parfait accomplissement du rêve américain, cet émigrant sans le sous, qui fait fortune, et redistribue enfin…

Bref, revenons à notre bibliothèque. En 1910, l’actuel bâtiment est édifié sur un immense réservoir d’eau, qui n’est plus utilisé (puisque la ville avance et qu’on a maintenant le réservoir de Central Park). Il est rasé, ses fondations gardées, et la bibliothèque et le Bryan Park voient le jour. Le cabinet d’architectes Carrère et Hasting dessine les sept étages de ce bâtiment tout en marbre, et se sert des étagères en acier  (fourni par  Canergie) à la fois comme rayonnage et comme support structurel.

Les deux lions qui gardent l’entrée (et qui sont aveuglés par la neige en ce moment), ont été sculptés par Edward Clark Potter. Ils ont été nommés respectivement Leo Astor et Leo Lenox, du nom des deux premiers donateurs, puis ont été surnommés Lady Astor et Lord Lenox, par ces coquins d’américains. En plein Grande Dépression, le Maire de NY les surnomma Patience et Détermination. Aujourd’hui, je ne sais pas quel nom on leur donne.

La décoration de la Public Library est majestueuse. D’immenses halls se succèdent, débouchent sur de longs couloirs flanqués de lourdes portes en bois, derrières lesquelles se cachent les salles d’études. On trouve la salle des Cartes par exemple, ou la salle des Journaux. Chacune est décorée de gravures anciennes, de planisphères ou de représentations de New York au début 20ème. Tous les plafonds sont richement travaillés.

Ces rayonnages sont les rayonnages d’origine, en acier, et courent du toit aux fondations, sur les sept étages, sans interruption. La photo suivante montre le système de pneumatiques dont on se servait pour accélérer l’obtention des livres.

Et voici la salle qui fait la réputation de la NY Public Library, la Main room, la plus vaste salle construite sans support de colonne au 20ème siècle.

Et enfin un petit tour dans les bas fonds de la bibliothèque… On y trouve des trésors en attente de réparation, ou en fin de vie, mais interdiction de les jeter… On y voit aussi les fameux poteaux d’acier qui supportent les rayonnages qui courent sur sept étages de plus au dessus. J’ai pu descendre dans les rayonnages d’archive et c’est un vrai labyrinthe de livres, c’est magique… J’y aurais bien élu domicile, mais on ne m’a pas laissé faire.

Les trois initiales entremêlées, pour Astor, Lenox et Tilden. J’ai trouvé ça sur un vieux bureau remisé…

Ce plafond magnifique couvre un salle de réception, non ouverte au public. Souvent utilisée par le cinéma, elle peut être louée pour un mariage, pour… je ne me souviens plus du montant, mais il est astronomique… Je demanderai aux autorités compétentes et je vous le donne plus tard, c’est renversant.

NdlL: Je vous ai mis les liens vers le Wikipedia français, parce que bon… Mais tout anglophone présent sur ce blog est vivement encouragé par la Rédaction (en l’occurrence moi-même) pour plonger dans le Wikipedia anglais, qui est vraiment bien plus intéressant, puisque précis.

NdlL, bis: La Rédaction (en l’occurrence moi-même) vous demande de bien vouloir l’excuser pour la parution de cet article aussi tard dans la journée. Des circonstances indépendantes de sa volonté… etc.

NdlL, ter: Cet article ayant demandé un travail d’investigation, de rédaction, et de correction intense, la Rédaction (en l’occurrence moi-même) vous informe son intention de ne pas poster demain. Si, à la lecture de cet avis, vos poils se hérissent d’effroi, l’attente vous consterne, vous ne vous sentez pas capable de supporter le manque de votre dose quotidienne de Luinnewyork, vous êtes vivement encouragé par la Rédaction (en l’occurrence, moi-même) à laisser un commentaire, sur n’importe quel sujet, en réaction ou non à un article, pour dire bonjour, ou pour raconter la dernière aventure de votre chat Minet et du poisson Gudule. La Rédaction (en l’occurrence moi-même) vous assure que cette démarche participative, avec laquelle vous vous sentirez partie prenante du blog, contribuera sans doute aucun à alléger la peine. (Et à ravir la Rédaction).


Again!

Parce que ça fait longtemps (et parce que ce soir je suis trop fatiguée pour terminer cet article un peu trop sérieux que j’ai commencé aujourd’hui) ( et que j’espère terminer demain)(parce que ça fait plus d’une semaine que je dois l’écrire)( pour vous dire comme il est sérieux, il n’a pas une seule parenthèse)( j’arrangerai ça demain, j’ai dans l’idée que vous adorez mes parenthèses)(…)(!), on va parler food. Encore. Et Hamburger qui plus est. Oui, mais ceux-là, attention, c’est du vrai, de l’historique.

Nous sommes chez Primeburger.

« Burger is a Burger…Ours is Prime »

Recipient of the James Beard Award « America’s Classic Restaurants »

Recipient of AOL City’s Best « Top 10 Burgers »

C’est vous dire…

Dans un décors des 60’s, inchangé, se baladent les suits blancs de serveurs très dignes, toujours pince-sans-rire, et probablement inchangés depuis les 60’s aussi. Y est servi l’hamburger le plus simple, le plus frais, et le plus goûteux que j’ai jamais mangé. Pour bien faire, tant qu’à faire, et je l’ai fait, et je le referai si c’était à refaire, j’en ai profité pour goûter le Cheescake. Oui, hamburger ET cheescake, je sais, j’ai fait fort… J’ai mis deux jours pour m’en remettre.