Archives mensuelles : janvier 2011

Lovely nails

Attention, un court article, spécial filles. Je suis trop fière de ma manucure pour ne vous en montrer qu’un ongle! J’adore la couleur.

Sarah… ah, oui, il faut que je vous présente Sarah: c’est ma nouvelle élève! On était parties pour échanger des heures de conversation français anglais, et puis finalement on est devenues amies et je vais aussi lui donner des cours. Elle a mon âge, travaille dans une galerie d’art et part ce printemps passer trois mois à Paris pour le boulot. D’où le français intensif…

Bref, revenons, à nos manucures: Sarah m’a amenée au Beauty Bar, ( 231 E 14th St pour celles qui voudront y aller!) et pour $10, tu as un cocktail (à la mode New Yorkaise, c’est à dire divin)(celui que j’ai pris s’appelle un red-headeart, à la cerise, et il est à se damner!) et une manucure!

 

http://www.thebeautybar.com/New_York/

 

 



Doughnut.

Faut que je vous dise, là tout de suite, je vais mourir de l’estomac… J’ai mangé un Doughnut. Fallait que j’essaye, quand même, c’était obligatoire. Et c’est bon vous savez. Si, si…

Le truc, c’est que je l’ai testé à la mode américaine… J’ose à peine vous dire… Okay, j’avoue: donc, comme goûter aujourd’hui, j’ai mangé un doughnut, ce qui en soit est déjà bien gras, puisque c’est un beignet, fourré à la glace au chocolat, tartiné de Nutella sur une face, recouvert de glaçage chocolat, et parsemé d’éclats de chocolat à la menthe. Awesome!

Précision, pour bien vous représenter la chose, quand je dis fourré à la galce au chocolat… Le gars  a coupé en deux le doughnut, a posé une motié dans un emballage, a ajouté trois (grosses) (énormes) cuillèrées de glace dessus, a tartiné la deuxième moitié de Nutella, a trempé l’extèrieur dans le galçage, a posé cette moitié sur le tas de glace, et a fini par le topping, les éclats de chocolat. Et puis il a dû écraser le tout pour fermer l’emballage.

Voilà.

Il y a trois glaçages différents, huit parfums de glace différents, et une douzaine de topping différents.

Voilà. Voilà.

Je suis perdue.

C’était ça mon doughnut, vu du dessus:

Et vu de profil, pour bien vous montrer l’énormité de la chose. (Ah, et puis admirez ma manucure à l’américaine, les filles. Au moins, quand je serai obèse, j’aurai toujours la consolation d’avoir de jolis ongles):

Et puis, il y a des cupcakes aussi. Mais, (heureusement) ils ne me disent rien, aussi jolis soient-ils…

Et après ça, Stefanie m’a fait à dîner…

Un truc délicieux en plus: ça s’appelle des letuce wrap. On fourre des feuilles de salade ou de choux avec de la viande revenue avec des légumes et des herbes. C’est méxicain, c’est à tomber par terre, c’est fait maison. Je suis perdue je vous dis.

Juste en ce moment, Obama est en train de nous faire un joli discours que tout le monde écoute. Enfin un peu de politique dans ce pays de grands enfants. Je vous ferai un compte rendu, j’ai hâte de savoir ce que les jeunes en pensent.

Parenthesis

Okay, bon, j’étais en train de vous écrire un article trèèès intéressant sur la bande son New Yorkaise, et puis Stef est rentrée, et on papote, on papote, on mange du pop corn et des cookies, on a une big roommate girl discussion, et bref, obviously, je ne finirai pas mon article ce soir (ce qui est mal, je sais).

MAIS,

 

regardez ça, c’est à mourir de rire!

 

C’est cadeau, enjoy et have a good day!

 


Brunch.

Le dimanche matin, et le samedi aussi si on veut, c’est obligatoire, c’est brunch. Tout le monde sort prendre son brunch. Pas le brunch anglais malheureusement, mais pas mal non plus. Les indispensables du brunch? Les pommes de terre (indispensables à n’importe quel repas américain), les eggs and bacon ou les sausages, les pancakes et les french toasts (qui sont en fait les toasts anglais, nous on mange des tartines, mais les américains s’en tamponnent, ils ont décidé que les toasts, comme les frites, comme la vanille, seraient french. Et va pas leur dire le contraire, j’ai essayé, ils sont persuadés d’avoir raison. Soit, si ça leur fait plaisir…) Le tout copieusement arrosé de corn sirup (beurk!) ou de mapple sirup si on a de la chance, et de beurre, au cas où on trouve ça trop léger. Du café à volonté, des fruits en option, et here we go! Du café que je trouve bon, actually, du café léger, que je peux boire (pas comme le français, où quand je bois un expresso j’ai l’impression d’être sous acides (pas que j’ai testé l’acide (je dis ça pour Maman, hein, jamais pris, j’le jure) mais je pense que ça devrait me faire le même effet) avec le coeur qui bat à 300, et un débit si rapide que même moi je ne sais plus ce que je dis). Tous les vrais amateurs de café trouvent que le café américain a goût de jus de chaussette (et ça non plus j’ai pas goûté) mais moi j’aime ce jus de chaussette!

Voici mon brunch de ce matin: deux énormes et délicieux Pancakes (oui, avec un P majuscule, en signe de déférence tellement ils étaient bons) fourrés aux bananes et fraises fraîches, aromatisés à la cannelle, et arrosés de sirop d’érable. Dessus: deux rondelles de tofu sausages (oui, c’est bizarre, mais les américains adooorent le sucré salé). Et en side plate (accompagnement) du tofu aux légumes et aux épices… Hummmm… J’ai pas tout fini, et j’ai demandé à ce qu’on m’emballe le reste et j’adoooore ce truc!! Même si ça me paraît encore bizarre de le demander. I’m so French sometimes!

Mes pancakes:

Et le plat de Sarah: (mais qui est Sarah, vous demandez-vous? Je vous la présente bientôt)


Eat, ate, eaten.

Vous vous souvenez ce mur de  can de soup dont je vous ai fait une photo tellement j’étais contente de les trouver?

Warhol aussi les aime bien. Voici sa version et la mienne, mélangées!

Entre vous et moi, elles sont pas terribles ces soupes… Mais je suis sauvée, depuis que j’ai emménagé chez Stefanie, je revis: il y a un petit marché sur la 52ème, à une rue de chez nous donc, qui vend des produits presque locaux, pour très peu cher. Et bons! Presque locaux, ça veux dire les fermes autours de New York, et les distributeurs qui ont leurs bureaux près de NY, et des produits qui viennent du Mexique ou de Chine, la banlieue New Yorkaise en somme (je pense sincèrement que les Américains prennent la Chine et l’Amerique du Sud comme leur propre « réservoir »… Le Made In China ou Product of Mexico est beaucoup plus fréquent que Made in US). Ce marché doit être tenu par des Mexicains d’ailleurs. En tout cas la dame de la caisse l’était, j’ai dû lui faire répéter le prix de mes achats qu’elle a marmonné les deux premières fois avec un pire accent spanish, et hurlé la troisième fois, genre vraiment, j’exagérais, moi, de ne pas faire d’effort pour la comprendre. La troisième était la bonne, et je pense que tout le marché a su que j’avais dépensé $12.55 pour mes patates, céleri, blueberries, ananas, ect…

La  deuxième langue la plus parlée est l’espagnol à New York. Tout, des emballages, aux publicités est traduit en Spanish. Il y a des centaines de chaînes spanish à la télévision. La plupart des commerçants sont des latin people et dans beaucoup d’endroits on parle aussi bien anglais qu’espagnol. Je ne savais pas, mais  il n’y a pas de langue officielle aux USA. Certains états en ont, d’autres non, et la fédération n’en a pas. A NYC il y a à peu près 200 nationalités différentes, et environ 180 langues parlées. Les trois premières sont l’anglais, l’espagnol et le chinois. Et pour les chinois même Mc Do fait un effort, au cas où le fameux M jaune ne soit pas assez reconnaissable!

Dans le quartier de China Town.

Ah, et puis je suis sauvée une deuxième fois, parce que sur la 8ème Avenue, au coin de ma rue donc, il y a un supermarché bio! Qui vend (entre autres choses intéressantes) du Granola, ( du muesli en plus crunchy, normalement fait maison, mais personne ne cuisine dans Manhattan, cuit à sec dans un poële). Vous savez comme les Américains sont friands de céréales. Je me disais que j’allais me régaler au petit dèj, mais pas du tout jusque là! Les céréales de grande distribution sont trop sucrées ET salées (même le muesli)! Mais maintenant, j’ai à disposition des grands bacs de granola, tout un bar à granola, plein de différentes sortes, en libre service. Cette semaine, je vais donc tester le Pumkin Granola et le Crispy-crumshy Granola… Et puis y’a aussi le Blueberry granola, le Light strawberry granola, le Spiced pumpkin Granola, le French Vanilla Granola (oui, ici, les frites et la vanille sont françaises. Je ne sais pas pourquoi) ect… Tous bio. Et à côté, les flocons d’avoine NATURES ( c’est assez rare pour être remarqué, un aliment nature, ici) dont on peut faire ce qu’on veut. Y rajouter des fruits secs si on veut… Hummmm…

Ravie d’avoir trouvé tout ces légumes pas chers et produits bio, hier soir j’ai fait une soupe. J’en rêvais, d’une soupe toute simple, faite maison… Stefanie s’est écriée en rentrant le soir « Lu! It’s wonderful! You made a soup? Marry me, Lu! » (Je lui ai dis ok, de la soupe contre une carte verte, j’y gagne!)


mOving to Times Square

 

Voilà une semaine que j’ai quitté New Jersey pour la City et je ne vous ai toujours pas présenté mon nouveau chez moi. J’habite avec Stefanie, ou plutôt, on va dire j’habite chez Stefanie, puisque c’est un studio… On habite sur la 53ème rue, entre la 8ème et la 9ème Avenue, à trois blocs de Times Square, à six de Central Park (où je n’ai pas remis les pieds depuis les premières neiges, what a shame! Moi qui ai toujours l’espoir d’avoir le courage d’aller jogger tous les matins, comme la parfaite New Yorkaise!), à une rue de Broadway et tout ses théâtres, à trois blocks du MoMa… Bref, on est super bien placées!

Stefanie est originaire de Los Angeles, California. Elle habite à New York depuis trois ans. Il faut que je vous raconte comment on s’est rencontrées, c’est marrant. Petit fash back encore, puisque je ne vous ai pas raconté comment j’ai passé Noël ici! En arrivant un 22 décembre, je me suis dit que j’allais bien trouver quelque chose à faire pour Noël, ou pas d’ailleurs, et puis le matin du 24 j’ai tapé, comme tout ceux que j’allai renconter: alone at Christams in New York (ne pleurez pas pour moi…). Et je suis tombée sur le forum d’un site de voyageurs avec une fille qui avait lancé cette discussion: je vais être seule à Noël en vacances à New York, est-ce qu’il y en a d’autres, est-ce que vous voulez faire un truc?

Le soir même on était douze Christmas orphans, et on s’est retrouvés pour dîner thaî, puis prendre un verre, puis danser dans un club. L’ambiance entre nous était super. Juste un creepy french… (grincheux, affreux! c’est comme ça que nous définissent les amerlocs! Et… je trouve qu’ils n’ont pas tort. J’ai (malheureusement) dû dîner à côté du frenchy, évidemment, et je l’ai vite classé « pénible, next!« . Qui râlait parce qu’il faisait froid? Qui râlait parce qu’on a attendu? Qui râlait tout court? A perfect creepy French guy!!

Il y avait aussi deux australiennes que j’ai riiiiien compris à ce qu’elles me disaient…! Mais rien! Je me suis vraiment sentie stupide, mais cet accent c’est l’horreur. Une sud africaine indienne (cherchez pas… mixité bonjour!), deux Californiens ( dont Stefanie, ma nouvelle coloc’), Melinda une portuguaise (qui malheureusement est déjà repartie), un marine qui sauve la planète (I mean, I can influence people’s life, you know? I save people…I mean, I’m not God, but, you know, I have the same job… en substance…), un brésilien de retour du Canada pour sa thèse en psychiatrie, et trois autres esseulés avec qui j’ai moins discuté. Personne ne se connaissait, on avait tous dans les 25/30 ans, seuls ici pour diverses raisons (du petit ami qu’on vire la veille de partir rencontrer ses parents au job qui te fait travailler jusqu’au 24…). La mayonnaise a pris très vite, on s’étonnait tous d’avoir franchi le cap (Oh my God, I’m with completly srtangers at Christmas Eve in NYC! Crazy!!) en se racontant comment on était tous sur l’expectative avant de venir (y va, y va pas, et si ce sont des assholes (je ne préfère pas traduire… c’est marrant, j’ai moins de mal à l’assumer en anglais), des murderer (meurtriers), et s’ils me mangent tout crû??…). Bref, c’était super, on s’est quitté dans des I love you guys! très américain dégoulinant et promis de se revoir très vite… Ce qui fût fait, et qui marqua le début d’une longue et belle et profonde amitié entre une frenchie et une californienne qui se partagent aujourd’hui le loyer exorbitant d’un studio à Manhattan… Pour l’instant, on ne s’est pas encore étripées.

L’appart avec son mur de brique rouge règlementaire (j’adore, vous l’aurez deviné!). se trouve dans un petit immeuble de quatre étages, pas très vieux mais assez pour que le parquet et les escaliers penchent vers le centre de l’immeuble… A chaque fois que je les descends ces escaliers, je les implore de tenir encore un peu… Je suis assez surprise par ça à New York, les habitations ne sont pas aussi bien faites que chez nous. Eux qui passent leur temps à construire des tours se contentent de murs en placo, d’isolations approximatives (ils s’en fichent, ils ont des clim partout), et de maison en bois. Tout New jersey est en bois et en brique. Mais pas en bois comme des chalets, juste en bois, à l’ancienne, comme dans les westerns! Avec des lames de plastique pour (genre) isoler un minimum. Et ça vieillit mal tout ça. Mais, je me demande s’ils ne le font pas exprès pour pouvoir démolir et reconstruire. J’ai l’impression qu’ils adooorent jouer aux Legos avec leur ville. A la limite, ils gardent les façades des jolis anciens immeubles, et refont tout à l’intérieur. New York est vraiment cosmopolite en matière de façade. On peut avoir sous le  nez le plus ancien bulding de New York, avec clocheton doré, ou dentelles  et guirlande de pierre, à coté un gratte-ciel rutilant, acier et verre,  derrière une grosse église  banche nouvel empire, et aux pieds deux ou trois petits immeubles avec escalier à rampe en fer forgé abritant des bouis-bouis aux néons clignotants… C’est très déroutant. Il n’y a absolument pas d’unité, mais ça fonctionne. Comme les gens. Ils y a de tout, toutes nationalités, tous styles, toutes classes sociales, et un seul même sentiment commun: celui d’appartenir, de porter, de construire New York.  Et je ne suis pas la seule à le dire, les New Yorkais « d’origine » ou les nouveaux New Yorkais sont très fiers de ce friendship ambiant. C’est vraiment une ville où les gens sont heureux d’habiter, et ça en fait des gens sympas. J’arrête pas d’en être étonnée et ravie, qu’une aussi grande ville soit sympa. Rien à voir avec Paris, et on ne peut pas leur en vouloir de traiter les parisiens de grincheux (pour ceux qui ont le tact de modérer ce qu’ils pensent quand ils parlent à une parisienne!).

 

Park Avenue, vue sur Grand Central Station.

 

Je ne sais plus où se trouve ce petit pont vénitien… Il y en a plein d’autres.

SoHo.

 

SoHo.

SoHo.


Trip to NYC.

On fait un petit come back aujourd’hui. Je devais sérieusement être en jet-lag quand je suis arrivée, ou plutôt, je n’avais pas encore commencé ce blog en partant, et les quelques jours de jet-lag m’ont mise un peu en retard dans le sujet de mes posts, et puis je me disais aussi que ce n’était pas trop le sujet, mais avec le recul je pense que ça peut vous amuser, l’histoire de mon trajet pour NY… Voici donc une partie de l’email que j’ai envoyé à mes parents quand je suis arrivée. (Attention, pour ceux qui n’aiment pas lire: c’est du grand blabla. Et aucune photo. Je vous aurais prévenus).

Souvenez-vous que je suis partie en plein dans les chutes de neige paralysantes, en début de vacances de Noël, en plein blizzard, Heathrow fermé, toute la France bloquée par cinq jours de neige, etc…

Mon vol avait neuf heures de retard. Plus une heure passée dans l’avion, sur le tarmac, à attendre de pouvoir décoller.

voici l’email:

Hello there!

Voilà des news en bonne et due forme…

Alors, cadre spacio-temporel: il est 7h30 du mat’, je suis tombée du lit ce matin à 4h d’abord, mais là je me suis dit que j’exagérais, alors je me suis rendormie jusqu’à 6h30. Il faut dire que j’ai lutté toute l’aprem hier pour ne pas tomber endormie dans la rue, alors à 21h j’étais déjà bien loin dans les bras de Morphée… Un peu de jet-lag donc, mais c’est pas très étonnant vu le périple accompli en deux jours.

Le RER, c’était l’horreur. L’aéroport, c’était l’horreur. Transporter 36kg (vraiment, je n’invente pas, j’ai pesé) de bagage dans tout ça c’était l’enfer. Se faire engueuler par tout ce qui n’était pas content en sus (c’est-à-dire à peu près n’importe qui là dedans) c’était… Bon bref. Par contre, tout ce qui était agent d’aéroport, hôtesse au sol, etc, étaient super sympas et heureusement vue l’ambiance. J’ai vu des files d’attente pour prendre des escalators. J’ai vu des gens se faire piétiner par d’autres dans ces files pour l ‘escalator. J’ai vu des files de plus de deux cents personnes dans les couloirs de Charles de Gaulle. J’ai rencontré quelqu’un qui attendait son avion depuis trois jours. J’ai vu une fille s’intercaler entre son père et son fiancé pour ne pas qu’ils se tapent dessus. C’est dire si l’ambiance était bonne. J’ai attendu neuf heures dans cet aéroport où tu peux compter les chaises. Et puis j’ai fini par embarquer.

J’ai adoré l’équipage d’Air Canada. Ils ne se prennent vraiment pas au sérieux, ont l’air d’une bande de potes qui part avec toi en vacances, et discutent de tout et de rien, accessoirement du fait qu’il faut laisser tout le monde atterrir en attendant sagement mais « on sait pas pourquoi » je cite le chef de bord, très soucieux de nous tenir au courant du fait qu’il ne savait pas quoi nous dire pour nous tenir au courant…

A coté de moi un géant canadien est venu profiter du dernier siège de libre (l’avion était bondé, principalement de Québécois, les New Yorkais, habitués, prenant des directs -ce que je comprends maintenant !!- de retour au pays pour les vacances). Celui-là partait avec ses deux kids de 20 ans passer une semaine chez Maman pour fêter Christmas en famille au fond des bois québécois. On a bien papoté de son pays, et il m’a vraiment donné envie d’y aller, le cliché ma-cabane-au-fond-des-bois-au-bord-du-lac s’avérant une pure réalité. Chacun de nous avait un petit écran de visionnage devant soi pour regarder un film, la télé, écouter de la musique ou suivre l’avion dans son trajet. On a donc vu la carte du Quebec lorsqu’on le survolait et je n’aurais jamais imaginé que leur terre soit grignotée à ce point là par l’eau. C’est vraiment comme s’il y avait un lac dans chaque jardin. Ce monsieur me disait en plus que 90% des canadiens habitent à la frontière avec les USA, ce qui leur laisse effectivement la place pour les cabanes forestières. Et les prix défient toute concurrence: $150 000 et tu as ton rêve de grande maison tout confort sans voisin au bord d’un lac… Ça fait réfléchir, non? Lui en tout cas a bien réfléchi avant d’acheter sa maison de vacances à… La Teste!! Il est parisien depuis trente ans, dans l’audit, et divorcé d’une française, donc il a préféré rester en France pour voir ses enfants… Mais enfin, il est quand même pur jus québécois avec toutes ses expressions, heureux peuple pour qui les serveuses ou les hôtesses sont encore des « servantes »!!

Il était 21h30 heure locale lorsqu’on a atterri à Montréal, quelque chose comme 4h du mat chez vous. J’avais dû dormir quatre heures dans l’avion. J’ai eu un bon pour l’hôtel, puisque j’avais raté ma correspondance et qu’il n’y a pas de vol Montréal-New York après 20h30, récupéré ma tonne de bagage, et cherché par où c’était donc qu’il fallait que j’aille pour trouver cette chariotte pour l’hôtel, tabernacle??! Et puis, le temps de prendre le bus… Le temps d’obtenir la chambre… Le temps d’envoyer des mails, de prendre une douche… Minuit quand je me suis glissée dans mon lit king size tout moelleux, avec des gros oreillers…

Pour me lever à 5h du mat’ pour partir à 6h, pour être à l’aéroport à 6h30, pour passer la sécurité à 7h, pour passer la douane à… oh my God cette file d’attente!! pour passer la douane, ben, à 7H45, c’est à dire juste quand je devais embarquer… Heureusement, des agents checkent l’heure de ton vol et te font passer avant les autres si jamais tu es en retard (au Québec, je précise. Il ne le font pas partout. Ils sont sympas, au Québec). Sinon, à toi la file Disneyland, où tu avances de trois mètres, tu t’arrêtes, tu poses ton gros sac qui roule pas (parce que t’es pas habituée à ça, petite provinciale parisienne, mais maintenant tu sais que tu vas courir t’acheter le kit de la parfaite voyageuse avertie: des bagages solides, légers, et à ROULETTES!!!), tu poses l’autre gros sac qui te démolit l’épaule, tu vois que ça bouge, tu reprends tes sacs, tu avances de trois mètres, tu les poses, tu vois que ça bouge, tu reprends tes sacs, tu as les mains moites parce que bon, les agents là-bas ont pas l’air commode avec leurs crânes rasés, leur gueule d’enterrement à l’oeil soupçonneux. Et puis tu vois bien qu’ils en envoient certains de l’autre coté d’un mur d’où on entend s’élever des cris de détresse (j’exagère pour les cris de détresse, je sais, mais c’est presque ça…) et qui reviennent, goguenards, raconter à Collègue, comment ils sont trop bêtes ceux-là qui voulaient annexer les USA avec leur catapulte (cf les objets interdits en bagage cabine)(je vous jure que la catapulte fait partie des objets interdits), qu’ils les ont bien pris pour des cons hein, on la leur fait pas à eux ahahah, rire gras, qu’est ce qu’on s’marre… (En l’occurrence un des deux agents allait être mon agent. Celui qui se marrait. Moi pas du tout).

Donc, tu as les mains moites, qui en peuvent plus de tenir tes sacs,  tu prends tes sacs, tu avances de trois mètres, tes épaules gémissent, ton dos veut retourner dormir dans le king size et ta tête te dit, dis donc, ça fait un moment que t’as pas respiré là, faudrait y penser, il vont pas te bouffer tout crû à la douane… Ah non?

Ben, non, effectivement. Juste, qui vous êtes, pourquoi, comment, d’où, pour où, et pourquoi vous êtes à Montréal, là? Ah ben ça j’aimerais bien ne pas y être croyez moi, ah bon, pourquoi ça vous plaît pas mon pays? Et slip ou caleçon? Fraise ou chocolat ? Et enlevez vot’chapeau, et donnez-moi vos doigts que je les coupe pour avoir vos empreintes toutes fraîches…

Enfin, j’ai eu mon tampon, où y’a bien écrit que je repars le 20 mars, et t’amuses pas à rester petite, et keep going, you are free… Ouf!

Faut dire que juste avant cet épisode, à la sécurité donc, où tu fais la queue aussi, (on passe sa vie à faire la queue dans les aéroports), où y’a marqué PARTOUT que t’a pas droit à des liquides de plus de 100ml, que tout le reste, liquides, crèmes, pâtes diverses et variées doivent être placés dans des petits sacs qu’ils te distribuent dans la file… ce que je me suis appliquée à faire, sachet que j’ai placé, avec chaussures, manteau chapeau montre ordi sacs dans des paniers pour qu’ils leur regardent le fond de l’âme, jusqu’à ce que… Ma’am, is this your bag? Can you follow me please? Is there anything dangerous, fragile or blablabla? Euh, normally no… Et là il me sort mon paquet de médoc duquel j’avais oublié d’enlever mon sirop et deux crèmes, et lui de farfouiller joyeusement dans mes medications, avec lesquelles j’avais placé des trucs de filles, des trucs perso quoi, que t’as pas envie de monter à  un agent de sécurité, à 7h du mat’ qui plus est… Ahum…… Ah yes, sorry, I forgot, it’s too early in the morning, that’s why… petite blagounette pour faire passer tout ça… Mais il avait l’air bien plus gêné que moi le mec en face, et m’a souhaité tout plein de bonnes choses après, en me disant que c’était pas grave, have good hollidays, Miss… Celui-à était sympa.

Le deuxième avion était vraiment tout petit, deux mini-sièges de chaque côté, et pas la place pour les extras, genre ton sac, une fois que t’as casé tes jambes L’avion que, quand tu es obèse, ou grand, ben, tu te payes vraiment deux sièges si tu veux y tenir.

Puis j’ai atterri. Alors là, grand moment.

D’abord, parce que j’étais côté hublot et que j’ai vu NY au loin se dégager de la petite brume. Qu’il faisait grand soleil, que tout ça brillait, que la Tour Eiffel, non, n’importe quoi, la Statue de la Liberté était là, toute verte et pas bien grande… Que les maisons étaient toutes bien alignées et exactement comme doivent être des maisons de banlieue américaine… Et puis ensuite, parce qu’on a perdu de l’altitude, encore, encore mais qu’on était toujours au dessus des maisons, encore, encore, mais toujours pas de piste, encore, ok, bon, on se pose sur le parking du centre commercial ou quoi, encore, mais on va encore super vite là non, et hop voilà la piste et hop, on se pose, vite vite, et on ralenti, un peu mais pas trop, parce qu’il faut vite vite la quitter la piste, parce que derrière y’a le suivant qui atterri et qu’on traverse vite vite une deuxième piste sous le nez d’un autre qui s’envole, et qu’on arrive au terminal, allez hop, dégagez moi d’ici, et puis hop, t’es dehors avec tes bagages t’as pas réalisé que t’es arrivée…!

Fin de l’extrait de mon email. Oui, je suis bavarde dans mes emails souvent.

Conseil pour ceux qui viennent à NY, prenez un direct. Vraiment. Et partez pas sous la neige. Choisissez un meilleur moment.

Petite leçon d’anglais: nous on dit « faire la queue », les Britanniques disent « to stand in a queue », les américains disent « to stay in ligne ». Quand je raconte mes histoires à mes amis, que je leur dis, So, I was in this queue (ce qui est du pur franglish, puisque j’aurais du dire, I was standing in this queue), ils font la grimace et me conseillent de dire I was staying in the ligne… Evidemment! pourquoi faire simple?